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lundi 11 octobre 2010

The heart braqueur.

Après le très bon Gone Baby Gone,Ben Affleck revient à la réalisation avec The Town. The Town est l’adaptation du roman le Prince des braqueurs de Chuck Hogan. Comme pour son premier film (en tant que réal), Affleck plante son film dans son Boston natal et s’attaque au genre du polar…mais un polar musclé puisque les fusillades ne manqueront pas de venir pointer le bout de leur nez.

Le film suit l’histoire de Doug MacRay, cerveau d’une bande de braqueurs opérant dans le quartier de Charlestown. Lors d’un casse, lui et son équipe prennent en otage la directrice de la banque pour assurer leur fuite. Quelques jours plus tard, ceux-ci se rendent compte que l’otage habite leur quartier, craignant qu’elle ne puisse les reconnaitre d’une quelconque façon, Doug décide de la suivre pour la surveiller. Un problème majeur se pose lorsque Doug tombe amoureux d’elle ( comme je le comprends). Comment Doug va-t-il pouvoir lui cacher sa nature, monter ses coups et échapper au FBI pour qui Claire (l’ex-otage donc) est le témoin numéro 1 ?

Affleck gère parfaitement les divers éléments de son histoire,jamais une partie ne vient tirer la couverture au détriment de l’autre. On ne tombe donc jamais dans l’histoire d’amour à deux balles entrecoupées de coups de feu histoire de plaire à Mr qui aurait accompagné Md venue voir le beau Ben folâtrer avec Rebecca Hall. Cependant,la partie « romantique » du film est suffisamment développée pour qu’elle ne soit pas une énième romance comme Hollywood aime en placer dans chaque film. Tout est bien dosé. Affleck prend aussi soin de définir ses personnages,évitant un certain manichéisme autant dans la bande de malfrats que chez les agents fédéraux lancés à leurs trousses. Seul le parrain et son homme de main sentent véritablement le salopard à plein nez.



Pour sa seconde réalisation,Affleck corse le jeu puisqu’il se donne le premier rôle devant la caméra. S’offrant par la même sans doute son meilleur rôle, après tout on est jamais aussi bien servi que par soi-même ! Rebecca Hall campe une femme forte face à l’adversité mais néanmoins fragilisée avec beaucoup de conviction et on s’y attache presque plus vite que ne le fait Doug. Enfin le chien fou qui sert de meilleur ami à MacRay,James, qui a tout de l’emmerdeur fini montre souvent des failles que Jeremy Renner (le héros de Démineurs) fait parfaitement passer. Quant à Jon Hamm (la star de la série Mad Men),il obtient ici un rôle qui m’a rappelé le Harvey Dent du Dark Knight de Christopher Nolan dans sa détermination à faire tomber le groupe responsable du braquage et de la prise d’otage de la scène d’ouverture.

Au niveau purement technique, j’avais des appréhensions sur les scènes d’actions avant d'entrer dans la salle. Gone baby gone n’en avait presque pas alors que The Town n’en manque pas. Pour un second film,Affleck n’avait–il pas eu les yeux plus gros que le ventre de se prendre pour Michael Mann sur Heat et de se donner en plus un rôle ? Et bien non,le petit Ben est doué et seule la poursuite en voiture souffre d’un léger mais alors très léger manque de clareté. On regrettera cependant le manque total de prise de risque au niveau de la photographie du film. Peu esthétisante , elle est passe-partout et Affleck ferait bien se trouver un directeur photo plus couillu. À part ça The Town confirme que Ben Affleck est un réalisateur à suivre et qu’il a tout d’un futur grand.

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