L’an
dernier, alors que la promo du dernier film en date sur Batman, The dark knight
rises, battait son plein, Urban comics éditaient chez nous plusieurs titres
consacrés à la chauve-souris gothamite. Cette année, rebelote donc mais cette
fois-ci avec le grand bleu au S rouge.
Débarque donc en librairie ce Supergirl : la dernière fille de
Krypton.
Au cours
des ans, Supergirl, alias Kara Zor-El, la cousine germaine de Kal-El a connu
plusieurs incarnations et changements de look et de style, voire d’histoire.
Mais celle qui revient toujours cycliquement et dont on ne risque pas de s’éloigner
avant un long moment c’est celle d’une jeune ado de 16-17 ans, qui servait de baby-sitter
à son cousin et qui fut envoyée dans l’espace par son père, Zor-El, en état de
cryogénisation. Lorsqu’elle débarque enfin sur Terre, elle n’a pas vieilli…mais
son cousin est déjà un homme fait, un héros !
C’est donc
sur ce canevas que les scénaristes Michael Green et Mike Johnson décident de se
coller. Au début, la peur peut vous assaillir devant ces noms. En effet, les
deux hommes ont officié sur la série télé Smallville, ce qui a de quoi donner
des sueurs froides même aux plus endurants d’entre nous. Et là, miracle.
Parce qu’ils
vont s’amuser et sortir d’un carcan trop connu. Lorsque Kara débarque, celle-ci
est désorientée et ne se rappelle pas de comment elle est arrivée là. Pour
elle, trois jours plus tôt, elle était encore sur Krypton. Lorsque Superman
débarque, elle refuse de croire qu’il s’agit de Kal-El et que Krypton a été
détruite. Elle rejette son aide. Erreur fatale. Car dans l’ombre, un multimilliardaire
mégalomane a décidé de l’étudier.
On pourrait regretter cette facilité scénaristique qui consiste à donner son « Lex Luthor » à Supergirl mais les motivations des deux antagonistes de cette super-famille ne sont pas les mêmes.
De plus, la fin du premier arc narratif contenu dans ce tome va donner des motivations vengeresses à notre méchant de l’historie.
On pourrait regretter cette facilité scénaristique qui consiste à donner son « Lex Luthor » à Supergirl mais les motivations des deux antagonistes de cette super-famille ne sont pas les mêmes.
De plus, la fin du premier arc narratif contenu dans ce tome va donner des motivations vengeresses à notre méchant de l’historie.
L’histoire
est agréable à lire, très fun et sans aucune prise de tête mais en oubliant d’être
conne. La quête de Kara est intéressante à lire, son schéma narratif étant à l’opposé
total de son cousin. Alors que ses pouvoirs se développent presque instantanément
à son arrivée sur Terre ( elle est déjà presque adulte et les filles, c’est
bien connu, sont souvent matures physiquement avant les garçons), celle-ci veut retourner
chez elle. Et sa quête, perdue d’avance, en est pourtant touchante.
Les auteurs s’amusent aussi à tenter de concilier les divers aspects de la technologie kryptonienne aperçue durant diverses périodes éditoriales.
Ainsi, on retrouve aussi bien la technologie futuristes des écrans holographiques ( Birthright ) que celle basée sur les cristaux ( comme dans le film de Richard Donner ou Superman :origines secrètes).
Cependant, nos deux larrons ont confondu l’arrivée de Kal-El sur Terre avec celle de Kal-El dans la série Smallville, du coup, une référence à la pluie de météorites ayant accompagné Superman lors de son atterrissage dans la mauvaise série télé est émise.
Les dessins
de Mahmud Asrar sont élégants. Ce dernier possède un bon sens du découpage pour
son story-telling et ne perd jamais le lecteur. Certes, on aurait sans doute aimé
un peu plus d’originalité dans la représentation de certains concepts de SF
terriens mais rien de grave. Bref, Supergirl est tout ce que Superman (Action
Comics) n’est pas : agréable à lire, fournissant un personnage intéressant
psychologiquement et ne tentant pas d’alambiquer pour rien un récit linéaire
qui s’assume !
Les différents styles de Supergirl à travers les âges !
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