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samedi 19 mai 2012

Dans l'espace, personne ne les entendra composer...


Depuis A good Year (2006), Ridley Scott ne se sépare plus du compositeur Marc Streitenfeld ( ni de Russel Crowe,ce film étant le premier depuis Robin des Bois que Scott filme sans l'acteur néo-zélandais!). Simple assistant musical pour la société de composition de Hans Zimmer, Streitenfeld est propulsé par Scott sur le devant de la scène après que ce dernier ait joué les superviseurs musicaux sur Kingdom Of Heaven ( 2005) S'il est agréable à l'écoute, il n'est pas aussi marquant que son illustre mentor. 
Et sur le projet Prometheus, je dois avouer que j'avais de sacrées appréhension négatives sur le travail qu'allait remettre le bonhomme. Allait-il simplement copier la recette gagnante de la musique de The Ring (2003, la version  américaine, musique d'Hans Zimmer) ?

La crainte de devoir se farcir une musique plus que bof est montée d'un cran lorsqu'il a été annoncé qu'un autre compositeur avait été appelé en vitesse à la rescousse pour sauver les meubles : Harry Gregson-Williams, autre compositeur ayant fait partie de l'écurie Zimmer et ayant travaillé avec Ridley Scott sur Kingdom Of Heaven (mais d'innombrables fois avec Tony Scott, comme quoi, tout reste en famille au final). 

Le CD crédite Gregson-Williams de la paternité de deux pistes sur les 25. Une autre piste étant une reprise d'un thème musicale bien connu des amateurs de science-fiction…

Personne n'ignore (du moins si vous l'ignoriez, vous êtes sur le point de la savoir ) que Prometheus est un film qui s'inscrit dans l'univers de la saga Alien. C'est loin des terres zimmeriennes que le vaisseau s'est posé. Par contre on nage pleinement dans les sillons creusés par Jerry Goldsmith (Alien) et James Horner ( Aliens). Les ficelles sont les mêmes : des cuivres puissants, des cordes grinçantes, des percussions militaristes et violentes. On navigue en terrain connu,peut-être un peu trop d'ailleurs.Pas de surprises à ce niveau-là...enfin, ça veut aussi dire pas de mauvaises surprises.

Le résultat est par moment minimaliste, par moments chaotique et flippant. Il se dégage une poésie certaine de l'ensemble mais trop peu de moments restent en têtes après l'audition. Dommage, car la musique proposée ici est clairement réussie et parvient à distiller des ambiances diverses qui vont de l'émerveillement naïf à l'horreur la plus pure.

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