samedi 27 septembre 2008

Rest In Peace


Une légende du cinéma américain s'est éteinte. Paul Newman est décédé des suites d'un cancer du poumon qui le rongeait. Les plus beaux yeux du cinéma s'en sont allés à l'âge de 83 ans. Oscarisé pour son rôle dans La couleur de l'argent de Martin Scorsese,il était également le propriétaire d'une marque de produits alimentaires dont les bénéfices sont reversés à des des associations caritatives. Passionné de courses automobiles,il était également pilote. Sa dernière apparition date de 2002 avec le film Road to Perdition de Sam Mendes (bien qu'il prêta sa voix au film Cars des studios Pixar). Il détenait également le record du mariage qui dura le plus longtemps ayant été célébré à Las Vegas.

mardi 16 septembre 2008

La loi de la jungle.

Les avocats ont toujours fait les beaux jours des séries télés qui leur étaient consacrées. A tel point qu’une série de plus ou de moins sur le sujet risque bien souvent de passer inaperçue. Et ça serait loupé une des séries les plus prenantes sur le sujet depuis longtemps : Damages.

Tout commence alors qu’Ellen Parsons est retrouvée maculée de sang et à moitié nue dans les rues d’un quartier chic de New York. Qu’est-ce qui a bien pu l’amener là ?
Retour en arrière,6 mois plus tôt. Ellen est engagée par Patty Hewes dans le prestigieux cabinet Hewes and associates. Ce dernier est composé d’un personnel tout dévoué à Hewes qui mène son cabinet en jouant avec leurs nerfs : diviser pour mieux régner semble être l’une de ses devise. Patty représente des employés lésés par leur ancien employeur,Arthur Frobisher, qui aurait commis un délit d’initier. Et aucun coup ne semble être de trop pour elle.






Patty est incarnée par Glenn Close et ce rôle de garce manipulatrice et prête à tout lui va à ravir. Quant à la candide et naïve avocate Elllen Parsons,c’est l’adorable Rose Byrne qui lui donne corps . L’opposition entre ses deux femmes de caractères bien différents fera des étincelles et personne ne sortira indemne à la fin de cette histoire. La série est tournée en caméra DV,donnant un effet d'immersion réaliste mais souffant d'un manque d'identité dans les choix des cadrages.
Quant à certains sous-titres (en particulier le premier épisode),ils furent sans doute rédigés par un stagiaire d'une maison d'édition de comics bien connues.Un exemple parmi tant d'autres: le signe astrologique Bélier (Aries en VO) est traduit par Lion....bon c'est pas la faute du siècle mais quand on énumère son signe ET sa date de naissance (dans ce cas-ci c'était le 3 avril) il n'était pas difficile de vérifier si c'était le bon signe (un simple journal ou magazine féminin suffisait à fournir l'information).
Vous pensiez que le monde de la finance et des avocats était un monde de requin ? Vous aviez tort : c’est pire. Et tellement bon. La fin de la première saison offrant de nouvelles (et excitantes)perspectives pour la saison 2,il va être difficile de patienter un an pour voir la suite.


mardi 2 septembre 2008

It's Batman Season


Le champion de Boxe de Gotham est retouvé dans sa chambre d'hôtel ,mort et atrocement mutilé. Peu de temps après, son challenger est lui aussi retrouvé sans vie et dépecé. La Police est sur les dents et Batman aussi. Car les deux boxeurs étaient les poulains de chef rivaux de la pègre et cette situtation risque de nuire à Gotham. Mais lorsque Batman découvre que le mystérieux assassin est un alien beliqueux il est déja trop tard: Batman est mis K.O.

On s'en doute Batman se remettra debout mais pas avant d'avoir usé de la haute - technologie pour renforcer son costume et se battre plus ou moins à armes égales avec cet adversaire inhabituel. Mais reprenons du début: qu'est-ce qu'un Predator?









Le Predator est apparu la première fois dans un film de John McTiernan (die hard). Un commando perdu en pleine jungle voit ses effectifs diminuer au fur et à mesure qu'une "ombre" les décime. En effet le predator peut se rendre presque invisible ce qui l'aide pour tuer au plus près de ses victimes. Ses motivations restent inconnues mais on peut penser qu'il tue ceux qu'il considère comme de grand guerrier (mon pote Yoda dirait ici que nul par la guerre ne devient grand). Batman portera alors un casque renforcé et doté d"un sonar,ce qui fera tilter les spectateurs de "The dark knight" j'en suis certain.






Dans Predator 2 un autre specimen se lance dans une chasse sanglante mais dans une jungle urabine,celle de Los Angeles. Mais Gotham avec son architecture étrange et sa pluie battante offre une ére de jeux bien plus sombre et humide que L.A. On reprochera presque que l'affrontement final se tienne loin de la ville mais la propriété des Wayne et ses multiples niveaux (cave,manoir,parc) est tout aussi indiquée pour finir en beauté.




Le scéario de Dave Gibbons (le dessinateur de Watchmen) est assez simple mais prenant,comme un bon blockbuster en somme. Les frères Kubert assurent la partie graphique et même si malgré l'âge de l'oeuvre on ne se retrouve pas avec des dessins pondus par des inexpérimentés,force est de constater que certaines scènes d'actions sont peu lisibles car on ne distingue pas vraiment ce qui c'est passé (qui a dit "Batman begins"?) .




Au final,Batman versus Predator n'est pas le comics du siècle mais il est loin d'être honteux et il se lit avec grand plaisir. En espérant que ses suites soient tout aussi bonnes.


Et puisque le personnage de Predator n'a pas fini de multiplier les cross-overs,je vous invite à découvrir d'urgence celui-ci.

dimanche 31 août 2008

Putain 2 ans !

J'approche lentement mais surement de la fin de mes chroniques Batmaniennes,tout en étant de moins en moins certain de critiquer Dark knight returns,dont la relecture me semble pénible (et dont le prix de l'édition Panini a enterré mon envie d'achat...à la trappe donc Dark knight strikes again.)

Suite au succès de Batman Year One scénarisé par Frank Miller,DC comics lance Batman Year Two espérant bien profiter de la notoriété du « 1er » opus.
Hélas,trois fois hélas,le résultat est loin d’égaler le meilleur travail de Miller sur le chevalier noir de Gotham.

L’histoire est simple (simpliste ?) : 20 avant l’avènement de Batman, un justicier sanguinaire sévissait à Gotham : le Faucheur.
Or celui-ci est de retour. Ses méthodes n’étant pas aussi noble que celles de la chauve-souris,ce dernier décide de conclure une trêve avec la pègre pour l’arrêter.
Batman fait alors équipe avec un homme de main : Joe Chill,l’assassin de ses parents.


Outre le fait d’instaurer une nouvelle mythologie à la ville de Gotham et voir Batman se servir d’une arme à feu (ce qui n’arrivera plus) cet opus est loin d’être indispensable.
Nous sommes loin de l’ambiance noire et glauque de Year One. Les couleurs sont flashy et les dessins de Alan Davis ne rendent pas justice à la psyché de Batman,il n’est pas fait pour ce genre d’ambiance…plus à l’aise sur les Fantastic Four ou X-men.
Cela est vite résolu par l’arrivée de Todd Macfarlane ,ce dernier n’est pas encore le créateur de Spawn et son découpage est du coup plus classique et plus lisible…ce qui ne sera plus le cas de ces dessins au dernier chapitre lorsqu’il s’encrera lui-même, cependant cela renforcera l’impression de saleté émanant de Gotham,cela trouvera un écho dans les ruelles sombres,puantes,suintantes et délabrées de "Spawn" justement quelques années plus tard.

Bref un récit sans surprises ; l’identité du faucheur est dévoilée dès les premières pages et l’on tente vainement de rendre cela shakespearien en en faisant le père de la petite amie du moment de Bruce Wayne. Sans compter que là où Year One est un récit intemporel,Year Two n’est pas considéré comme faisant partie de la continuité : les nouvelles origines de Batman depuis Crisis on infinite Earth établissent que l’on ne connaît pas l’identité du meurtrier des Wayne.
Non pas que je sois un inconditionnel de la continuité (une bonne histoire reste un bonne histoire) mais ici, vu qu'en plus d'être plus que passable,l'histoire ne sert à rien pour plus tard alors pourquoi s'encombrer?



vendredi 29 août 2008

Au temps pour eux.


Autour des années 2020,la situation géo-politique mondiale c’est encore un peu plus dégradée. Scott est un programmeur de codes informatiques. Il vit en Thailande depuis quelques mois avec Janice ,sa femme, et leur fille de 5 ans,Kaitlin. Il est au bord du divorce mais il ne le sait pas encore.
Un jour un étrange objet se matérailise non loin de chez lui. Un étrange obélisque commémorant une victoire d’un certain Kuin. Victoire qui aura lieu 20 ans et 3 mois plus tard.
Au fil des années d’autres « chronolites » apparaissent sur la surface du globe,plongeant de plus en plus le monde dans une folie douce.
Car si la génération de Scott vit en pensant que la victoire contre ce Kuin est possible,la génération suivante a déjà jeté l’éponge. Pire,elle sert de noyau à divers mouvement " Kuinistes " extrémistes.

Entre thriller futuriste et roman sur la nostalgie « Les chronolithes » offre une vision décrépie de notre époque.
Peu de changements par rapport à la notre mais tous découlent d’une logique presque implacable. Implacable,c’est le mot qu’il faut pour décrire la lente dégénérescence d’un monde qui se résigne à perdre une guerre contre un inconnu.
Implacable est le cheminement qui conduit Scott et son ancien professeur de physique à travailler sur la compréhension de ces phénomènes…mais en comprenant les chronolithes,ne risquent-ils pas d’offrir à l’ennemi la technologie dont il a besoin pour déstabiliser ainsi notre monde ?

Au-delà d’un simple roman de SF à priori simpliste,Robert Wilson,l’auteur, nous offre de suivre l’aventure humaine d’un homme contre la fatalité,le hasard…mais au final le plus beau combat est de ne pas céder face au désespoir.
Car que reste-t-il à sauver quand vos enfants sont dores et déja perdus à la cause(parfois de manière fanatique) d'un adversaire qui a gagné la guerre avant de l'avoir commencée?

lundi 25 août 2008

Dr House of M




J’ai cédé à la tentation en achetant le Deluxe House of M. Mais uniquement parce que le prix était vert à la FNAC. Ce qui m’a fait économiser près de 6 €. On se sent un peu moins roulé comme ça.



La Sorcière rouge a recrée la réalité, offrant à chacun de vivre ses rêves et où la mutation est la norme,prête à supplanter l'humanité ordinaire d'ici peu de temps. Mais le rêve de Wolverine étant de se souvenir de sa vie, il a vite fait de comprendre que le monde dans lequel il est ne tourne pas rond. Et avec l’aide d’une mystérieuse jeune fille et d’autres héros, il va tenter de remettre de l’ordre dans tout ça.








Tout avait l’air alléchant dans ce cross-over.Bendis au scénario d’abord. Celui qui redynamisa Daredevil en en faisant un polar urbain et qui s’attaqua à la reprise de Avengers ne livre finalement qu’une sore de « What if » de luxe. C’est certes bien écrit mais ceux qui nomment Bendis « roi de la décompression » devraient revoir leur jugement,il aurait gagné à rester 2 numéros de plus sur cette histoire pour la rendre plus palpitante sans que l’on aie l’impression qu’il cède un peu vite à l’action et à la facilité. Les dessins de Oliver Coipel ensuite. Il est doué, très doué mais on sent bien que c’est ici son vrai premier gros travail et ça ne loupe pas, l’enchaînement de certaines cases et de certaines scènes est un peu chaotique. Pas autant que David Finch sur Moon Knight mais c’est parfois un tantinet compliqué de suivre l’action. Au final on se retrouve donc avec un comics sympa mais sans plus. Les implications pour les héros victimes du sortilège de la sorcière rouge seront d’ailleurs minimes en dehors du monde mutant.



Ainsi Spider-man qui reperdra Gwen et oncle Ben, et cherchant à oublier cette période, ne fera aucun commentaire sur cette situation dans ses propres séries à l’époque. Alors que à l’aube de Civil War, le torturer psychologiquement aurait put être un sacré plus scénaristique, les lecteurs aiment quand Peter souffre c’est dans ces moments bien souvent qu’il est le meilleur. Et en parlant de Spidey,vu la rapidité avec laquelle sa vie dans cet univers est expédiée,on se doute que la partie la plus intéressante a été racontée dans le tie-in lui étant consacré.Tie-in que j’aurai aimé trouvé dans ce maigre volume(alors que pour le même prix on sait en avoir un gros,cfr photo ci-dessous),fan du tisseur que je suis.






Highway to Hell


Les éditions Delcourt continuent de sortir Spawn sous forme d’intégrales assez conséquentes.

Dans ce volume nous retrouvons Spawn qui voyage à travers l’état pour rejoindre sa ruelle et son « trône » . Mais dans l’ombre tous les joueurs s’activent avec leurs propres ambitions, de son ancien boss qui se voit charger de le détruire,en passant par un(e) ange remontée contre l’enfer et même son symbiote qui semble vouloir mener la barque tout seul sans que Spawn n’ait son mot à dire.
On reprochera au comics créé par Todd McFarlane de ne pas avancer à grands pas mais il ne s’agit pas de décompression. Non,il distille petit à petit des informations qui reviendront plus tard (voire beaucoup plus tard à l’instar d’une simple case représentant Cy-Gor que l’on n’est pas encore sûr de revoir au prochain volume,ou encore ce personnage aperçu à la fin du volume 2 qui repointe seulement le bout de son museau maintenant) , et qui auront leur importance. Qui va piano va sano comme on dit. Niveau dessin par contre on est en pleine période des débuts d’Image comics : story-telling approximatif, gore parfois gratuitement etc….

Le scénario est égal à celui des précédents tomes,autant dire que si vous n’avez pas accroché aux débuts de Spawn ce volume ne vous fera pas changer d’avis.
Mais malgré la lenteur apparente de l’histoire,il arrive quand même beaucoup de choses au rejeton de l’enfer,comme cet(te) ange qui décide de résussir là ou Angela échoua dans le but de prendre sa place de favorite. Hors il est ici intéressant de revenir sur le litige qui oppose McFarlane et Neil Gaiman. Au début de la série,Todd McFarlane commande à divers auteurs renommé un script chacun. Alan Moore décrira le fonctionnement de l’enfer et de ses différents niveaux,Frank Miller un one shot urabin gore et sans grand intérêt et Gaiman envoya aux trousses de Spawn un agent céleste qui devra le traquer. Cet agent c’est Angela. Elle est l’exact opposé de Spawn :il est noire,défiguré,costumé,infernal. Elle est blanche,belle,très peu habillée et divine.

Hors Gaiman attaquera McFarlane pour ne pas avoir verser de royalties sur le perso d’Angela,empêchant par là la réédition d’épisodes où elle apparaît. Ce volume contourne le problème et nous présente un autre agent,ressemblant comme deux gouttes d’eau à Angela mais ces épisodes ne font pas l’objet de problèmes juridiques.

Hors si Gaiman se dit l’inventeur d’Angela,pourquoi ne pas avoir fait en sorte que la justice interdise de reproduire " ses "concepts au lieu d’interdire un personnage qui est facilement remplaçable,ne faisant de ce fait aucun tord à celui qui,selon-lui,l’a spolié ?
Après tout,faire intervenir un ange comme adversaire d’un démon,les lecteurs s’y attendaient avant que Neil Gaiman n’introduise Angela. Mais cette histoire ne remet pas en cause mon attachement aux œuvres de l’auteur que ce soit ses romans ou ses comics.
Les différents niveaux de l’enfer seront aussi à l’honneur dans ce volume et l’un d’entre eux sera l’endroit choisi pour un crossover avec le Savage Dragon d’Erik Larsen.Delcourt publiera donc un épisode de ce héros à la suite de celui de Spawn,ne coupant ainsi pas l’histoire comme un de ces concurrents aurait sans doute fait.