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samedi 18 janvier 2014

Parlementaire mon cher Watson !

Et voila, c'est fini.
Il aura fallu deux petites semaines à la BBC pour diffuser la troisième saison de Sherlock.
Critique, en forme de bilan, de ce dernier épisode de la fournée.

Un magnat de la presse, Charles Magnussen ( sorte de Ruppert Murdock plus honnête sur ses sombres desseins), fait chanter qui il veut quand il veut. Il détient en effet une base de données phénoménale sur les puissants du monde et de l'Angleterre en particulier ( qu'il appelle " sa petite boîte de Pétri ") .
Mais sa dernière victime décide de ne pas se laisser faire et engage Sherlock Holmes pour retrouver des lettres compromettantes.

Pendant ce temps, John Watson aide une amie de sa femme à retrouver la trace de son fils accro au crack et s'aventure dans un squat miteux et lugubre. Il s'attendait à tout sauf à ce qu'il allait y trouver…

Mmmm, l'oscillation entre fantastique et foutage de gueule de premier plan tourne à plein régime dans cet épisode. Le rythme, l'écriture de Sherlock et de John, l'approfondissement de la psyché de Holmes et de ses relations familiales,les clins d'œil à Doyle ( faites très attention au titre du livre que Mary lit en buvant son thé) ou aux œuvres ne faisant pas partie du canon holmésien (vous ne trouverez pas la référence à Enola Holmes, j'en suis presque sûr ),  etc… sont au top.

Le grand méchant est méchant à souhait ( et meilleur est le méchant, meilleur est l'histoire si vous me permettez de paraphraser Alfred Hitchcock).

Holmes se retrouve confronté à un être qui pourrait bien être son supérieur intellectuel, doté en plus de pouvoirs financiers qu'il ne possède pas.
Sur ce point de l'histoire, c'est du tout bon.
Les méthodes de Holmes pour arriver à ses fins sont mêmes assez jouissives et parfois inattendues. L'adversaire est de taille et ne singe pas un Moriarty finalement très (trop) exubérant ( la version de de Jared Harris dans la saga de Guy Ritchie me convient bien plus personnellement).
Malheureusement, j'ai un gros soucis moral avec la façon dont Sherlock se sortira de cette situation.




Le potentiel "what-the-fuckesque" est atteint lorsque l'enquête devient personnelle.
Les motifs des personnages sont énaurmes (oui, c'est écrit comme ça à dessein), et vraiment plus capilotractés qu'à l'accoutumée. Enfin, les scénaristes ont semble-t-il un soucis à comprendre les gens supérieurement intelligents : ils sont tous des psychopathes ou des sociopathes en puissance et leurs actions et réactions sont calculées à la milliseconde comme des robots (voire le coup du palais mental de Sherlock après 40 minutes d'épisode ou encore le "regard de requin" en fin d'épisode…ouf, vous n'imaginez pas à quel point  j'en chie pour ne pas spoiler tout en parlant à ceux qui l'ont vu !!! ) .



Bon point sur cette fin de saison, alors qu'elle aurait pu se terminer comme la saison précédente sur une évaporation de notre héros dans la nature, les auteurs ont décidé de court-circuiter  cet état de fait ! En terminant sur un cliffhanger assez jouissif mais qui a intérêt à être traité correctement lors de la saison 4.
Saison 4 qui pourrait débarquer dès la fin de cette année, ne laissant pas les fans languir encore deux ans.

La réalisation des épisodes aura vraiment été en dents-de-scie. Les effets sont souvent trop appuyés (heureusement, le cliché du ralenti de la mort qui tue n'a pas été utilisé) et les cadrages sont parfois un peu hasardeux, sans compter que certaines focales auraient tout bonnement du n'être jamais envisagées,surtout sur ce dernier épisode !!!!

En définitive, la saison aura été agréable mais reste la plus faible du lot jusqu'à présent. Rien de grave, ça reste au-dessus de pas mal de fictions télévisuelles mais il faudrait vraiment que les créateurs de la série éliminent quelques scories avant que Sherlock ne devienne la caricature de ce qu'elle aura été durant les premières saisons.

vendredi 10 janvier 2014

The best Sherlock ever.

John Watson va se marier.
Et Sherlock Holmes est son témoin.
Un mariage, un témoin un peu asocial.
Les ingrédients d'une comédie acide.

Mais c'est Sherlock et ne croyez pas que nous n'aurons pas notre dose d'enquête.

L'épisode s'ouvrer sur Lestrade qui poursuit un gang de voleurs depuis des années. Chaque fois, ceux-ci lui échappent. Mais ce soir, il les tient !

Ils braquent une banque (avec un clin d'œil très appuyé à la scène d'ouverture de The Dark Knight de Christopher Nolan : les scénaristes se sont-ils aperçus des nombreux points communs entre les deux héros ? Mystère) et Lestrade va les coincer…soudain, un SMS urgent : Sherlock demande de l'aide.
Lestrade préfère confier à quelqu'un d'autre le soin d'attraper ces malfrats à qui il voulait tant mettre les menottes pour partir secourir son ami !

On va évacuer la plus faible partie de l'épisode : l'enquête, justement. Parce qu'elle est assez tirée par les cheveux. Mais, elle apparaît en flash-back dans un montage alterné au déroulement du mariage.

Et là, c'est la fête du slip, la foire à la banane (celle qui apparaître sur votre visage). Parce que cet épisode est brillant au final.

Sherlock y apparait comme extrêmement protecteur envers le couple formé par John et Mary (contrairement à celui de Robert Downey Jr par exemple), perturbé par son rôle de témoin : il a envie d'être là pour le couple mais connaît tout à fait ses défauts de sociopathe. Plutôt que de faire pleurer sur son sort, les scénaristes ont décidés d'en faire rire. Et  ça marche très bien. Le côté plus intimiste est lui aussi mis en avant, de manières souvent subtiles, c'est diffus, l'heure est à la fête et quand le drame survient, Sherlock se montre humain.



Le côté investigation se déroule en plusieurs temps, Sherlock, pour parler de Watson lors de son speech de témoin,se réfère à leurs aventures. Et l'une, récente et irrésolue pourrait bien être importante. Mais pourquoi ? Telle est la question mes petiots !

L'épisode est réalisé avec soin même si certains effets de montages auraient gagnés à être atténués (je pense aux enchaînements dans le dialogue téléphonique entre Sherlock et son frère ), l'usage du "bullet time", 15 ans après The Matrix ne fait plus penser à du pompage mais bien au fait que ça y est , enfin, il est reconnu comme ajout à la grammaire visuelle, et certaines idées de mises en scènes sont très classes : un discussion par ordinateurs retranscrites dans le palais mentale de Sherlock (où viendra se glisser une allusion intéressante sur ce qui hante l'esprit de Sherlock…et qui coule de source d'ailleurs).

La fin, douce amère, nous fait voir que la série évolue ainsi que ses personnages, surtout Sherlock, dont l'humanité sincère qui l'habite avait été esquissée dans la saison 2 lors de sa rencontre avec Irène Adler.

Franchement, cet épisode est peut-être mon préféré de la série. Le dosage parfait du cocktail me fait dire que c'est ce dosage qu'il aurait fallu pour ouvrir la saison !
Vivement le prochain, même si c'est le dernier de cette fournée…

samedi 4 janvier 2014

The Detective Rises...ou presque.

Deux ans après avoir simulé sa mort (oh tiens, comme Batounet. Ils ont tellement en commun tous les deux), Sherlock Holmes est de retour sur les ondes de la BBC dans…
The Empty Hearse ! ( Le corbillard vide. Très subtil)



Après avoir mis ses années d'anonymat à profit pour détruire les restes de l'organisation de Moriarty, Sherlock est réintroduit à Londres dans le monde des vivants par son frère aîné Mycroft.
Ce dernier a besoin de lui pour plancher sur un cas épineux : un agent de terrain est mort en affirmant qu'un réseau terroriste sous-terrain va frapper la capitale de sa très gracieuse majesté.
Dans le même temps, Sherlock s'apprête à retrouver ses amis. Amis qui ont fait leur deuil…

Mouais.
Voila quoi.


Y-avait-il trop d'attente de ma part ? L'effet de surprise est-il passé ? Je ne sais pas. Ce que je sais en revanche, c'est que l'épisode ne m'a pas laissé un souvenir impérissable.

Désireux de ne froisser personne sans doute, le scénariste ne donne aucune réponse claire sur la fausse mort de Sherlock. La seule explication logique étant balayée par un argument tout aussi logique trente secondes plus tard.  Le retour dans le monde des vivants est un peu…abrupte. La seule réaction qui m'a semblée " normale " ( si tant es qu'un retour de ce type puisse l'être ) est celle de John Watson (la scène des retrouvailles, divisées en trois segments, est parfaitement jouissive et très drôle).

Après, le retour à la normale est abrupte, incongru. Sherlock revient, tout le monde est content (ou presque), il reprend ses activités de détective ( perso, je ferais pas trop confiance à un type capable de lâcher une enquête parce qu'il doit se faire passer pour mort à cause de son frère bossant pour le gouvernement et qui implique son cadet détective dans des histoires de terrorismes. Ouf, essayez de lire cette phrase tout haut et très vite maintenant !!! ).

Bref, on nous refait le coup de la présentation des protagonistes, de leur (nouvelle) vie avant de commencer à vraiment s'intéresser à l'enquête du jour. Une enquête bien maigre au final qui n'aura rien de palpitant : déjouer une attaque, Jack Bauer le fait plus vite et avec plus de panache.

Probablement l'épisode du "mal nécessaire" pour relancer la machine maintenant que Sherlock est de nouveau dans la place. 





lundi 3 juin 2013

Star Trek : Catch me if you Khan !

En 2009, la franchise vivotante qu’était Star Trek était ramenée sur le devant de la scène par J.J Abrams (Mission :Impossible 3, Super 8, Alias, Fringe,…je continue ou il faut que je développe ? ). 

Grâce à un tour de passe-passe spatio-temporel, Abrams revenait vers le Capitaine Kirk, Mr Spock et tout l’équipage de l’U.S.S Enterprise originel sans faire un remake ou une adaptation de la série des années 60.

À la fin du premier ( mais aussi 11me film ) , James T.Kirk devenait officiellement Capitaine du vaisseau et se lançait donc dans une mission d’exploration.

Le film démarre alors que notre équipage préféré termine une tâche ardue : sauver une civilisation ayant à peine découvert la roue de finir en poussière au pied d’un volcan. Le tout doit se faire sans que la peuplade ne soit au courant que des visiteurs de l’espace sont présent et ce pour respecter la directive première de Starfleet : ne pas interférer dans le développement d’une civilisation pré-spatiale (mais bon, tout ceci ne prend pas en compte le principe d’incertitude d’Heisenberg si vous voulez mon avis sur la question). 

Cette séquence d’ouverture aura des répercussions au cours de l’intrigue principale : un terroriste, John Harrison, réussit à faire exploser les archives londoniennes de Starfleet. Kirk réussit à se faire mandater pour le capturer alors qu’Harrison a fui en territoire Klingon, loin de la juridiction de la Fédération des Planètes Unies qui vit une guerre froide avec l’Empire Klingon depuis des décennies.




Je suis meilleur !
En quoi ?
En tout !

Ce dialogue, situé vers la moitié du film, définit ce second épisode de l’ère J.J Abrams. Pour faire une analogie simple et compréhensible par tout le monde, si Star Trek avait été La Guerre des Étoiles, alors Star Trek Into Darkness serait  presque L’Empire Contre-Attaque.



Ma comparaison n’est pas anodine : souvenez vous que ces deux films de la saga de Lucas étaient proches et pourtant terriblement différents ! 
D’un grand film d’aventure nous passons ici à une quête vengeresse de la part de Kirk contre un adversaire redoutablement fort et intelligent incarné par un Benedict Cumberbatch (Sherlock ) totalement habité par son personnage. Il donne raison au grand Alfred Hitchcock qui théorisait en affirmant que plus le méchant était bon et meilleur était le film  ( les exemples abondent : Le silence des agneaux, The dark knight, etc…) !



La dynamique est donc totalement différente. Mieux, la dynamique entre les personnages aussi est nouvelle : ils ont évolués ensemble durant un laps de temps indéterminé, créant des nouveaux liens d’amitiés mais aussi des habitudes de travail en équipe.

Cela renverse toute la mécanique : d’un film qui glorifiait un certain individualisme des moutons noirs à forte tête ( Kirk, Spock) qui arrivaient à triompher on passe à une dynamique de groupe tout autre et vouéée entièrement à la réussite de la mission et la survie du groupe. La somme des parties laisse place à un tout ! Ce détail est d’autant plus flagrant lorsque l’on observe la valse des officiers à divers postes sur la durée du long-métrage. Je n’en dis pas plus pour ne pas tout déflorer mais faites-y attention !



Les séquences purement spatiales sont aussi plus nombreuses. Si le premier film , renouant en filigrane avec l’esprit d’explorations aventureuses de la série, nous faisait visiter plusieurs planètes et civilisations, il est notable que cette partie est plus réduite dans cet opus. Et les plus longues séquences « à terre » se déroulent justement sur notre planète bleue. Et quelles séquences, dramatiquement poétique et portée par le piano de Michael Giacchino au début jusque l’apocalypse mécanique du final, notre petit lopin est le théâtre inattendu d’une portion importante de l’action du film.

Tant que je parle de Michael Giacchino : le compositeur attitré de J.J Abrams semble avoir pris goût à la citation musicale réfléchie. Après s'être rapproché de John Williams pour la B.O de Super 8 , il cite de temps à autres James Horner pour Star Trek : The Wrath of Khan...et semble dire à ces deux vétérans de la musique de films qu'il y a un nouveau shérif en ville ! 






Les scènes se déroulant dans le vide de l'espace sont bien entendus très impressionnantes : que cela soit des combats spatiaux rappelant les canonnades d’autrefois ou des poursuites en vitesse de distorsion (la vitesse lumière, en gros) en passant par des sorties individuelles dans le vide en espérant éviter des débris, le spectacle est assuré et les amateurs d’action pure en auront pour leur argent. 

Mais heureusement, de l’action, il n’y a pas que ça. Entre deux bouffées d’oxygène, les personnages s’exposent. Exposent leurs doutes, leurs failles mais aussi leurs forces de caractères et leurs aptitudes. L’humain est souvent au centre des œuvres de J.J Abrams. Le soucis récurrent ( dans ses films comme dans ses séries ) c’est qu’on a souvent l’impression  que ses personnages se dévoilent trop facilement à travers le verbe, expliquant un peu trop leurs affres. Une légère broutille mais qui saute aux yeux du cynique renfermé qu’il m’arrive d’être. Mais impossible de prétendre que les protagonistes de l’histoire n’ont aucune épaisseur sans être de mauvaise foi.



Et ces épais personnages sont plongés dans une intrigue redoutable de précisions. Les faux-semblants sont légions, les coups tordus aussi. Ce qui ne peut qu’augmenter le suspens ! Et quand un réalisateur arrive à vous faire ressentir du suspens, à vous faire vous accrocher à votre siège parce que vous vous en faite pour un personnage qui ne peut pas mourir si loin du générique de fin , alors on peut dire que le boulot est assuré au niveau des développements spectaculaires de l’histoire.  On regrettera une ou deux facilités scénaristiques pour arriver à certaines situations mais là encore, elles sont minimes et absolument pas gênantes. 

Comme tout bon film de SF se doit de le faire, Star Trek Into Darkness questionne notre présent en se dissimulant derrière le filtre du divertissement futuriste. Bien que plus en filigrane que dans les autres œuvres associées de la franchise, ces questions n’en demeurent pas moins présentes. Hors, un filigrane, dès qu’il est sous un certain angle, n’est pas moins visible que les autres motifs de la toile !

Enfin, les clins d’œil, citations référencées et référentielles à un épisode ou l’autre de la saga cinématographique sont légions et sont une valeur ajoutées pour le fan de la saga. Les dialogues et les situations en miroir par rapport à un certain film des années 80 sont savoureux mais surtout, surtout, ne sont pas opaques pour le spectateur néophyte ! Ce qui porte le néophyte est tout autant une caresse dans le sens du poil pour le connaisseur ! Et ça mes amis, ça se nomme de l’orfèvrerie scénaristique ! 

Un petit mot sur la 3D convertie du film.Soit je me fais vieux et je me ramollis soit nous sommes bien en face d'une 3D convertie avec soin et presque indiscernable d'une 3D native ! Un joli travail qui ne vient jamais gâcher l'image ou le montage.

Bref, en un mot comme en cent : foncez ! Foncez prendre un ticket pour une promenade (mais pas de santé) dans les étoiles .Foncez hardiment là ou personne n’est allé auparavant !




mardi 14 février 2012

Sherlock : The Reichenbach Fall.


Oui,je sais.
Je n'ai pas été foutu de livrer la critique du 3me et dernier téléfilm de la saison 2 ( si, une série peut être composée de téléfilms! Revoyez Columbo !) du Sherlock de la BBC. Erreur (monumentale, comme dirait Jack Slater) réparée. Il était peut-être temps, n'est-il pas ?

L'épisode s'intitule " The Reichenbach Fall". Pour les amateurs de Holmes, la référence est évidente. Pour les autres, elle va le devenir !

Sherlock est une vraie star depuis qu'il a retrouvé un tableau volé et que Watson continue d'abreuver le net des exploits du détective grâce à son blog. Blog que Sherlock tolère parce que cela lui ramène des clients et que même lui ne saurait vivre sans gagner sa vie. Nos deux compères sont des coqueluches des médias. Pendant ce temps, James Moriarty sort de l'ombre et met en branle toute une série d'évènements quo vont venir perturber la vie de nos deux héros.

Si le Moriarty de cette série me sort pas tous les trous (c'est bien simple, il me les brise mais sévère), force est de constater que ses plans, eux, sont tout bonnement excellents et retors pour le détective de Baker Street. Impossible de détacher son regard de l'action tant le suspens et les enjeux pour le héros sont grands ! C'est bien simple, avec un peu de polish sur le scénario et la réalisation il aurait été aisé d'en tirer un long métrage pour le cinéma, rien que ça. Dommage que le réalisateur de l'épisode n'ait pas eu les moyens ( ou le talent ? ) pour peaufiner ses images, ses cadrages , etc…


Je ne peux pas en dire plus sans déflorer l'action de l'épisode et révéler les changements de status quo mais je ne peux que recommander le visionnage de cette aventure haute en couleur, en en retournements et en émotions. Une émotion qui passe très bien grâce au talent de comédiens des différents protagonistes. La toute fin, quant à elle, ne vous fera dire qu'une chose : vivement la saison 3 ! Qui malheureusement n'a encore aucune date de diffusion de prévue. On croise les doigts que cette affaire ne traîne pas trop !








ps : mon prochain article sera le 300me. Il ne sera pas plus spécial qu'un autre mais abordera sans aucun doute un sujet qui me porte à cœur.

samedi 14 janvier 2012

Sherlock : The hounds of Baskerville.


Changement d'ambiance et de décor pour ce nouvel épisode de Sherlock qui, comme le titre l'indique, est vaguement basé sur Le chien des Baskerville.Au revoir Londres, sa banlieue et ses ruelles sombres et sordides, bonjour la campagne et la lande anglaise ! 

Henry était encore un enfant lorsqu'il a vu son père se faire mettre en pièces par un molosse monstrueux non loin de la base militaire de Baskerville à Dartmoor. 20 ans plus tard, sur conseil de sa thérapeuthe, Henry est revenu sur les lieux du drame pour affronter ses démons, se convaincre que ce qu'il vit ce jour-là n'est qu'une déformation de son esprit. Mais l'impensable se produit : il revoit la créature. Voulant éclaircir ce qui se passe,il fait appel à Sherlock Holmes et son fidèle colocataire, le Dr Watson !

Après Steven Moffat lors de l'épisode précédent, c'est l'autre co-créateur de la série ( et accessoirement l'acteur qui joue Mycrof Holmes) , Mark Gatiss qui se charge d'écrire le scénario de cette nouvelle aventure du détective du 221B, Baket Street !



L'originalité est d'avoir tordu plusieurs bases du roman de Conan Doyle. Comme par exemple le fait que, dans le roman, Sherlock déléguait à Watson, prétextant qu'il avait à faire à Londres. C'est bien trouvé et cela empêche le connaisseur d'assister à une énième redite d'une des histoires les plus souvent adaptées au cinéma ou en télévision de cette aventure de Sherlock Holmes ( allez, on parie combien qu'elle sera la base de départ du prochain film avec Robert Downey Jr ? ). En plus des références purement holmesiennes ( on peut dire ça ? ) on retrouve une petite pique à l'égard du dernier film de Star Trek qui voyait Spock réciter,très poétiquement selon le Dr McCoy, le célèbre axiome de Sherlock Holmes : " Quand vous avez éliminé l'impossible, ce qui reste, même improbable, doit être la vérité.". Évidemment, ici, c'est Sherlock qui se fera traiter de Spock dans une remarque sarcastique de Watson ! Un petit clin d'œil geekesque bien vu et pas lourd pour un sou !



Le hic c'est que beaucoup de coïncidences heureuses viennent jalonner le parcours de nos héros. Oh rien de trop gros mais quand même d'un peu facile, et c'est regrettable, comme l'apparition de l'inspecteur Lestrade,sorti de nul part mais qui aura pour effet de nous apprendre son prénom.Reste que l'enquête et les coups tordus de Holmes pour obtenir une info sont toujours très bien rendus et parfois franchement même excellemment inscrit dans le registre du suspens. Certains pointeront du doigt une ambiance par moment rappelant celle du film Le pacte des loups (certains cadrages…et des effets spéciaux pas toujours au top) qui personnellement ne m'a pas dérangé, le film de Christophe Gans étant pour moi tout sauf un ratage complet.



Bien entendu, malgré qu'il soit l'adaptation d'une aventure classique, c'est le retour annoncé de Moriarty dans le prochain épisode qui va enthousiasmer les fans, au risque de faire passer cet épisode pour une simple entrée avant le repas principal ! 

mardi 10 janvier 2012

Sherlock : A scandal in Belgravia.

En juillet 2010 débarquait une nouvelle version de Sherlock Holmes. Il aura fallu attendre 1 an et demi pour voir arriver la suite puisque le premier épisode de la saison 2 a été diffusé dimanche dernier (le 1erjanvier, histoire de bien débuter l'année) sur la BBC One ! Alors, la saison débute-elle vraiment bien ?










La fin de la saison 1 était terriblement frustrante ! Le cliffhanger était insoutenable … tout comme l'attente qui s'en suivit. Face aux séries américaines qui mettent 3 ou 4 mois pour revenir à l'antenne entre chaque saison, 1 an et demi c'est une éternité ! La question était de savoir comment les scénaristes (enfin le scénariste Steve Moffat pour cet épisode) allait se débrouiller pour résoudre le cliffhanger et lancer une nouvelle intrigue. En 5 petites minutes, Moffat règle la question. Un peu deus ex machina sur les bords certes mais dès la dernière image avant le générique de début, le ton est donné.


Sherlock et Watson n'ont pas chômé après leur confrontation avec Jim Moriarty. Sherlock devient même une star du web grâce à Watson qui écrit un blog sur leurs enquêtes (rappelons que les nouvelles et romans de Conan Doyle avaient Watson comme narrateur, chose que l'on retrouve dans le dernier film sorti sur le sujet), ce blog donc leur fait une belle publicité et les clients affluent.

Alors qu'ils enquêtent sur une mort suspecte, Sherlock et Watson sont réquisitionnés par Mycroft Holmes (oui ,le frère de l'autre, interprété par Mark Gattiss le co-créateur de la série et scénariste sur le dernier épisode de la saison 1). Ce dernier aimerait que Sherlock retrouve une photo compromettante pour le royaume. Cette photo est détenue par Irène Adler, escort BDSM. Sherlock accepte et c'est le début d'une aventure qui verra action, humour, espionnage et agents incompétents de la CIA se mélanger allègrement. C'est aussi l'occasion de se pencher sur l'étrange lien qui unit Adler et Sherlock. Tout au long de cet épisode, Sherlock s'humanise, petit à petit, sans jamais que cela paraisse artificiel ! Il faut dire qu'Adler manie le mystère autour d'elle d'une façon qui ne peut qu'intriguer Holmes mais surtout elle dégage autre chose…une sorte de charme vénéneux et sensuel qui trouble notre grand détective !


Elle est incarnée ici par Lara Pulver et chacune de ses apparitions laissent bouche bée. Ajoutez à cela des belles idées de mises en scène et vous obtenez sans doute le meilleur épisode de la série jusqu'à présent, une espèce de film (les épisode font 1h30) en trois actes bien distincts et séparés dans le temps où les détails sont importants et les personnages complexes ! Dommage que Watson soit un peu en retrait, lui qui avait été jusqu'ici le héros non-officiel de la série ( revoyez l'épisode 1 pour vous en convaincre ! ) et que la fin semble si capilotractée ( mais elle dure 20 secondes, et ce n'est pas la destination qui compte mais le voyage ! ).


Allez, le prochain épisode est basé sur Le chien des Baskerville. Et le 3me et dernier ( de la saison, de la série ?) aura pour titre The falls of Reichenbach, hors les chutes de Reichenbach, ça parle à tous les amateurs des aventures de Holmes !