vendredi 18 décembre 2009

Avatar

Tom Sully est un savant prometteur qui va s’envoler bientôt pour la lune Pandora et participer au programme « Avatar ». Mais une semaine avant son départ, il est assassiné. Son frère jumeau,Jake (Sam Worthington) est alors approché pour prendre sa place, son génome étant identique et nécessaire pour piloter l’avatar de son frère. Jake est un ancien marine, mais celui-ci est paraplégique. Ne pouvant cracher sur la somme d’argent qui lui permettrait de se payer une réparation de la moelle épinière, Jake accepte et embarque dans un voyage long (et réfrigéré) vers Pandora, sa flore et sa faune particulièrement mortelle.

Sur Pandora, une compagnie terrienne exploite un minerai qui se vend à prix d’or,l'unobtainium. L’opération est soutenue par l’armée mais la présence des humains irrite les Na’Vi, les autochtones de la planète. Le programme avatar permet de transvaser une conscience humaine dans un corps crée génétiquement en croisant un ADN humain et na’vi. Le tout pour trouver une solution diplomatique et éviter une guerre entre les deux espèces. Mais Jake est un marine, pas un scientifique, et son allégeance va au colonel de la base qui lui propose de faire en sorte que son handicap soit complétement pris en charge par l'armée si il lui fournit des informations sur les Na’Vi. Jake accepte.

Le reste de l’histoire, tout le monde la voit venir. Normal c’est un classique du genre depuis très longtemps. Les derniers exemples notables sont « Danse avec les loups » ou encore « Le dernier samouraï ». Le militaire qui découvre et adopte le point de vue de ceux qu’ils devaient aider à abattre. Pas besoin de complexifier une histoire pour la rendre belle et intéressante. Les détracteurs n’y verront qu’une fable écolo bon enfant, c’est plus que cela. C’est surtout la deuxième chance offerte à un homme qui a tout perdu (à commencer par ses jambes, inutiles, qui lui fournissent une frustration bien plus grande au fur et à mesure que le film avance, chaque retour dans son corps humain lui rappelant que quelques instant auparavant il marchait dans un environnement époustouflant). Sa rencontre avec Neytiri (Zoe Saldana,extraordianire), une Na’Vi farouche, va le faire se couper de plus en plus de ses occupations humaines ,offrant peut-être une métaphore sur les joueurs de Warcraf.




Et alors que Jake devient peu à peu plus Na’Vi que humain,l’offensive terrienne pointe son nez. Le récit d’aventure et d’initiation devient un film de guerre. Des extra-terrestres à la technologie avancée viennent prendre possession d’un territoire qui ne leur appartient pas. Des scènes d’actions belles,lisibles ,lyriques. Le tout sublimés par la musique de James Horner, un compositeur que je n’apprécie que très peu en général,mais qui ici joue les Wagner ( mais qui s'amuse aussi à jouer avec les ingrédients d'un James Newton Howard sur Atlantis et d'un Hans Zimmer sur Le roi lion...tout en faisant sa propre recette) : il y a une statuette dorée qui l’attend surement et on ne m’entendra pas râler pour une fois si il l’obtient.



Alors j’en vois déjà qui s’étonne,pourquoi est-ce que je n’ai pas parlé des effets spéciaux ou de James Cameron enfin de retour 12 ans après "Titanic" ? Et bien parce que le film ne se résume pas à ça et le bruit autour de tout ça a complètement occulté l’aspect vrai et touchant du film.J'aurai pu dire que contrairement à Star Wars et Star Trek qui ne font que survoler les planètes visitées,Avatar développe une planète entière et cela conforte l'immersion,oui j'aurai pu le dire.
Et c’est pourtant bien un panel de sentiments qui est au cœur d’ « Avatar »(film vendu comme un film de guerre SF à la Soldat Ryan alors qu'il est bien plus proche de La ligne rouge). Et ce sont ses sentiments qui vous font oublier que le film dure près de 3 heures en ne vous poussant qu’à une chose une fois le retour au réel en sortant de la salle : retourner sur Pandora !

jeudi 17 décembre 2009

Elémentaire Watson !


Après avoir accompagné musicalement la renaissance de Batman au cinéma,Hans Zimmer s'est vu proposer de s’attaquer à une autre icône : Sherlock Holmes,le célèbre détective londonien créé par Conan Doyle.
Comme souvent chez Zimmer,les thrillers sont l’occasion de surtout travailler avec des instruments à cordes ,laissant moins de places au reste de l’orchestre.Allergiques aux cordes,il faudrait donc vous abstenir,la partition les poussant souvent vers le strident supportable…mais strident quand même. Mais face à un personnage tel que Sherlock (et sans doute le jeu un brin pété de Downey Jr) il fallait de l’originalité dans l’orchestration : un accordéon se fait entendre ici et là, ainsi que du clavecin,et si cela surprend,ça ne jure pas avec le reste de la musique utilisant des instruments plus…classiques. Ces deux sonorités sont présentes essentiellement dans le théme pricnipal qui traverse tout la B.O.Théme qui reste le meilleur de ce CD,car même si l’originalité de l’ochestration est de mise,la prise de risque est minime.

Notons que l'album est écoutable gratuitement et légalement ici : http://warnerbros2009.warnerbros.com/#/movies/sherlockholmes/score/ score1

Il s'agit pour la Warner,comme l'an passé, de mettre à disposition du matériel oscarisable sur le net afin de maximiser les chances de ses films de décrocher une statuette. En effet les votants n'ont pas toujours envie ou le temps d'aller voir tous les films.

Vampire à crocs.


Laura Caxton fait partie de la Police d’Etat de Pennsylvanie. C’est aussi une exterminatrice de vampires plus ou moins expérimentée. Hors voici que le gibier qu’elle s’apprête à chasser n’est pas un vampire ordinaire : il s’agit de Jameson Arkeley ,l’homme qui lui a appris tout ce qu’elle sait sur les saigneurs de la nuit. La traque va être rude,et le cauchemar sanglant lorsque ce dernier commence à massacrer les membres de sa famille. Pourquoi et dans quel but ? Laure craint que Jameson ne tente de devenir un vampire zéro,celui à la base d’une contamination.

Voila une série sympathique qui continue de tenir en haleine le lecteur . Le style n’est certes pas des plus révolutionnaires mais il est quand même plus élaboré que « sujet-verbe-complément ». David Wellington crée des personnages attachants et continue de manier les retournements de situation avec brio. Difficile une fois entamé de reposer le livre dont chaque chapitre se termine en gros ou petit cliffhanger qui donne envie de se ruer sur le chapitre suivant. Et le tout dernier chapitre n’échappe pas à cela. Le tout dernier tome devrait arriver au printemps 2010 si le rythme de parution reste inchangé.

jeudi 10 décembre 2009

Au pieu !


Il y a des comics,on se dit que l'on a bien fait de les acheter...et d'autres où l'on se dit tout le contraire : Eva vs The Darkness est de ceux-là. Un cross-over entre deux personnages issus d'univers différents c'est pas toujours très glorieux,même si parfois les auteurs arrivent à en tirer quelquechose. Eva est un clone de Buffy,un clone raté! D'ailleurs le premier épisode de l'album,et qui couvre les origines de la belle,fait carrément référence à un certain Joss (Whedon of course) alors qu'une équipe de scénaristes neuneu écoute un vieux prof d'unif leur raconter la vraie histoire de Frankenstein et de Dracula,et sachez que notre bon vieux Vlad aurait engendré cette tueuse. On y apprend qu'elle a rencontré la créature de Frankenstein (oui oui Shelley est complètement revisitée ces temps-ci,mais dans ce cas précis c'est énorme) et qu'elle traque son géniteur. Traque qui la mènera jusque notre époque (immortalité,voyage dans le temps ? A vrai dire on s'en fout). Et le combat final de l'épisode se passe dans un entrepôt,comme les combats finaux des films ultra fauchés où un entrepôt se trouve juste à coté de l'endroit ou le héros se trouve. Pitoyable.

Passons au plat de résistance,tout aussi bête que l'entrée, il est pourtant plus relevé (oui je suis passé aux métaphores culinaires. Pourquoi ? et bien parceque critiquer ce bouquin n'est tellement pas important que lorsque j'ai eu une petite faim pendant sa rédaction et bien je n'ai pas résisté du tout,me revoilà donc revenu de ma cuisine,ce qui explique mes métaphores...je me suis fait des crêpes pour ceux que ça intéressent ! Pourquoi des crêpes et pas des gaufres qui auraient été plus épaisses ? et bien parce que j'avais envie de crêpes,je vous emmerde sur ce que vous avalez durant une fringale en pleine nuit moi ???). En effet la présence du charismatique Jackie Estacado alias The Darkness sauve de l'ennui total que dégage le récit. Lui seul et la mythologie qui s'y rattache m'ont fait terminer la lecture de la chose. Les vampires ont envahi les rues et se montrent de plus en plus gourmand quant à leur territoire et cela commence sérieusement à énerver les divers clans mafieux de la ville. Eva, la petite tueuse de seconde zone arrive donc et interrompt une cérémonie étrange liée au Darkness et menée par le comte Orlok. Détail intéressant,Orlok est le méchant du film "Nosferatu" qui était une adaptation "illégale" de Dracula; Orlok est donc une copie de Dracula et n'a rien à faire dans un univers où le vrai Dracula se promène,non ? Oui je sais,je digresse encore,mais il faut que je rédige un article complet moi!

Bref: à éviter.

dimanche 6 décembre 2009

S'il te plait,construis moi un humain.

Bienvenue à La Nouvelle-Orléans. Son soleil, son bayou, son tueur en série… Car tout n’est pas rose au pays de Louisiane, un tueur frappe "chirurgicalement" depuis quelques semaines et emporte à chaque fois un trophée : les oreilles, des mains, des organes internes…bien sûr avec un titre comme « Frankenstein » on se dit qu’on voit où veut en venir le tueur…mais si le tueur n’était pas celui que l’on pensait ? L’inspecteur O’connor et son coéquipier sont sur le coup. Mais un homme mystérieux, à la stature imposante et au visage couvert de balafres mais également étrangement tatoué suit lui aussi l’enquête, et semble en savoir plus que les autres sur ce qui (ou quoi) pourrait avoir commis de telles atrocités.

Bon, en lisant les lignes du dessus vous vous doutez bien que ce n’est pas une adaptation du roman de Mary Shelley dont il est question ici…mais d’un roman (1er volume d’une trilogie apparemment, rien que ça) de Dean Koontz,auteur dont l’œuvre ne m’est pas familière pour un sou ,je m’abstiendrai donc de juger la fidélité de l’adaptation par Chuck Dixon,vieux briscard des comics qui a aussi bien travaillé chez Marvel que chez DC (Marvel Knights,Catwoman,etc…). Le parti pris de la série B sérieuse est de mise ici (en fait je qualifie de série B sérieuse une série B qui serait écrite avec conscience professionnelle …mais qui au final ne peut que faire revenir au galop son naturel par certaines situations..pittoresques !) mais le rythme, soutenu,ne permet malheureusement pas de vraiment faire exister les personnages ou du moins de bien nous les présenter en dehors de l’héroïne,un brin mieux lotie que les autres à ce niveau. C’est également se rythme qui transforme certaines scènes qui aurait dû poser une ambiance en petite scénettes trop vite expédiées,mais il faut élaguer et couper,aller au plus court lorsqu’on adapte un roman en scénario de BD et que l’on ne dispose que d’un nombre limité de numéros à paraître. Ça ne passe pas trop mal pour peu que l’on ne recherche pas la profondeur d’un roman d’auteur et que le coté surréaliste ne vous choque pas (bon,et ce n’est pas parce que j’aime lire des BD’s d’hommes en collant et volant sauver la veuve et ses orphelins que le surréaliste ne me choque jamais non plus…) ,pour ma part j’ai un peu tiqué là-dessus au début mais les diverses pistes scénaristiques lancées par l’auteur m’ont suffisamment intrigué pour que je lise le second volume lors de sa sortie.

Les dessins sont assurés par Brett Booth,qui est un graphi-clone (oui j’invente aussi des néologismes de temps en temps et comme ils sont faits d’assemblages j’ai pensé que cela collerait avec l’article que vous êtes en train de lire avec tant d’assiduité ,on verra avec le temps si ils entrent dans la langue française mais, étrangement , je ne suis pas confiant,allez savoir pourquoi…) de Michael Turner et de Marc Silvestri (vous ne savez pas qui il sont ? Google est votre ami ). Il y a parfois des petits accros dans la façon d’agencer ses cases mais c’est un détail qui devrait s’améliorer avec le temps, cependant l’encrage de ses dessins est si pauvre que cela donne une impression de mauvaises impressions tant les traits sont fins, à la limite de l’inexistant.

L’album est paru chez Milady Graphics,la branche BD’s des éditions Bragelonne , qui démontre sa volonté de devenir un acteur dans l’édition de comics en VF,le papier est de bonne qualité,la traduction correcte (rien n’a failli m’arracher les yeux,mais je l’ai lu assez vite et tard aussi, et comme je ne suis pas infaillible…) et le prix abordable ,un nouvel arrivant sur le marché qui attaque le géant Panini Comics qui détient le quasi-monopole ça fait toujours du bien,surtout si cela est fait avec sérieux. Ils ont d’ailleurs publié avant cela le bon Black Summer,mais j’y reviendrai plus tard. Et du coté de chez Delcourt, pour un peu plus cher nous n’aurions eu que 4 épisodes et non 5 par album, mais cela s’explique sans doute par la couverture en carton souple chez Milady et en carton dur et résistant chez Delcourt, chacun sa stratégie.

jeudi 26 novembre 2009

Starman Begins

Jack Knight est un brocanteur passionné habitant à Opal City. Il serait une sorte de Mr-tout-le-monde si son père Ted n’avait pas été un super-héros en son temps : Starman. Jack a toujours refusé cette part de son héritage et son désintérêt pour la chose héroïque irrite son père au plus haut point. Aujourd’hui c’est son frère David qui a repris le costume familial mais les choses vont changer : David est abattu ! Et son père et lui sont victimes de tentatives de meurtres. Refusant de fuir face au danger,Jack se lance dans la vie de super-héros,mais sans costume parce que ça fait ringard !

Opal City est bien entendu une ville fictive d’Amérique, procédé cher à DC Comics. Hors avec une continuité qui durent depuis 70 ans et qui a été remaniée bien des fois,on pourrait penser que plonger dans ce premier tome de l’intégrale de Starman sera une vraie torture mentale. Il n’en est rien. James Robinson,le scénariste, inscrit son histoire loin du tumulte du reste de l’Univers DC . Certes un héros ou l’autre pourrait bien passer par là mais sans que cela soit relié à une autre série.

James Robinson s’interroge sur l’héritage moral que l’on peut léguer à ses enfants. Et à la possibilité ou non de le refuser. Car a-t-on vraiment l’étoffe d’un héros si son père l’a été (et la question peut aussi se poser pour les enfants des criminels),et si oui ,est-on prêt à assumer cette part de soi le moment venu ? Doit-on suivre le même cheminement que nos parents ou peut-on honorer leur mémoire en traçant son propre chemin avec sa propre façon de marcher ? Autant de questions posées ici. Mieux,la « dynastie » Starman ne se limitant pas qu’à la famille Knight,Jack sera amené à se demander quels sont ses liens avec ses prédécesseurs super-héroïques qui ne font pas partie de sa famille que sont Mikaal Tomas (alias Michael Thomas) et Will Payton . Mikaal est un extra-terrestre qui ,au début du récit, est captif sur Terre quand Will,un humain,est captif sur une lointaine planète. Le parallélisme entre leur situation respective est flagrant et réserve sans doute des surprises pour l’avenir du récit.

Aux dessins on retrouve le débutant (à l’époque,ce comics date de 1995) Tony Harris qui prend ses marques mais insuffle à ses planches une vraie vie et une vraie dynamique (et de nos jours ses traits sont bien plus détaillés mais manquent cruellement de vie ,paradoxalité quand tu nous tiens). Cependant,ce jeune dessinateur ne sait pas suivre le rythme mensuel et sera de temps de en temps remplacé par d’autres. Pour ne pas briser la cohésion de son récit,Robinson décide que les changements de dessinateur seront pour lui le moyen d’explorer la facette de certains personnages secondaires et de créer un passé à cette ville et à ses habitants. Il a fait d’une faiblesse une force. Car si la notion d’héritage sous-tend toute l’intrigue autour de Jack,c’est avec ces épisodes « spéciaux » que l’auteur ancre son histoire dans un contexte des plus fourni et soigné,presque palpable. Ajoutons à cela une plume virevoltante et inspirée dans les descriptions et nous tenons là ce qui s’apparente le plus au « meilleur comics de super-héros jamais écrit » . 6 tomes sont prévus (et 3 sont d'ores et déjà sortis aux USA) pour cette intégrale ,et si ils sont aussi bons que ce 1er alors oui,c’est sans doute le meilleur comics de super-héros !

mardi 24 novembre 2009

Liguons nous !

Enfin,après des années où trouver ce comics était hasardeux,"La Ligue des Gentlemen extraordinaires" est réédité sous la houlette de Panini Comics (bon je ne vous cache pas que j'aurais préféré que ça soit sorti chez Delcourt,qui lui s'occupera de la suite,mais nous y reviendrons en temps voulu).



La ligue est composée de nombreux héros de la littérature de la fin du XIXme siècle,surtout anglaise: Mina Murray,divorcée Harker(Dracula de Bram Stoker),Allan Quatermain(Les mines du roi Saloman de H.R Haggard),le Dr Jekyll et son alter-ego Mr Hyde( L'étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde de Robert Louis Stevenson),l'homme invisible(H.G Wells) et enfin le capitaine Némo(seul emprunt à la littérature française en général et à Jules Vernes en particulier) forment une équipe étrange sous les ordres de Campion Bond qui agit pour le compte du mystérieux "M" que Mina soupçonne être Mycroft Holmes,frère du célèbre Sherlock Holmes,mort dans un combat avec son ennemi de toujours : James Moriarty. Je regrette vraiment que l'on ne voit pas le bon Dr Watson dans les aventures de la ligue d'ailleurs. Une fois les membres réunis (ce qui ne sera pas une mince affaire vu les caractères des protagonistes et leurs ennuis personnels tels que la drogue,le dédoublement de personnalité ou encore un manque total de moralité...),la ligue devra retrouver une découverte scientifique majeure dérobée dans un but odieux par l'énigmatique "Docteur",un chinois des plus retors. Tout cela pour ensuite essuyer la "Guerre des mondes" ,les héros ne survivent aux dangers que pour en affrontrer d'autes bien pires encore.




Ces "vengeurs" du perfide Albion de l'ère Victorienne sont scénarisés par Alan Moore,qui mène son récit tambours battants,en pastichant de ci de là les codes littéraires et autres philosophies et modes de pensée de la vie de l'époque comme insulter les mahometans (impensable de nos jours),rabaisser les femmes,etc....
Sous couvert d'une certaine forme de parodie,il arrive à étaler sa culture sans que cela semble indigeste...il devrait peut-être faire ça plus souvent. Non que je sois contre le fait que les auteurs aient de la culture et s'en servent pour nourrir leurs histoires d'une quelconque manière mais souvent chez Moore cela tourne en "regardez comme je suis cultivé bande d'abrutis sans cervelle"..et bien ici ça ne prend pas cette tournure et c'est tant mieux. Cela n'empêchera pas Moore de jouer avec ses obsessions (le sexe ) et quelques tics d'écriture qui,si ils sont logique,n'en restent pas moins frustrant pour le lecteur. Ainsi les personnages qui ne parlent pas anglais (enfin français puisque c'est une VF) s'expriment dans leur langue maternelle et les phylactères se voient donc remplis de caractères arabes,chinois ou même martiens...mais sans aucune astérisque nous menant à une quelconque traduction...ce qui peut être énervant quand les 3/4 de l'épisode sont écrits en martien,donc dans un alphabet qui n'existe même pas.
"La ligue..." est donc une virée surréalistes à travers les oeuvres phares qui ont posés les bases de genres populaires comme le fantastique et la science-fiction et est chaudement conseillée si vous n'êtes pas allergique au style parfois un brin désuet qui peut s'échapper de la littérature de cette époque et qui a été très bien restranscrit dans ces deux volumes,que l'on peut également se procurer sous forme d'un beau coffret,le tout accompagné d'une lithographie.


ps: j'ai répéré ce qui me semble être une belle faute de conjugaison dans le volume 2. " Un peu de vacances vous feront du bien"...pour ma part j'aurai conjugué ça au singulier puisque "un peu de vacances" est un ensemble et qu'un ensemble accorde la conjuguaison au singulier.