lundi 31 janvier 2011

Live United Or Die Divided !

En 117 après J.C ,toute la Bretagne (future Grande-Bretagne, pas la région de France) est occupée. Toute ? Non, un peuple résiste encore et toujours à l'envahisseur : le peuple Picte. Rome a beau s'imposer, rien n'y fait : les pictes connaissent le terrain depuis des lustres et n'appliquent absolument pas les règles de la guerre telles que Rome les envisageait à l'époque (à savoir qu'une guerre se joue en une ou deux batailles décisives qui démontrent la supériorité, héritage venu des temps hellénistiques qui finira par disparaître, mais c'est une autre histoire). C'est une guérilla à laquelle se livre les natifs,et les garnisons romaines sont attaqués sans aucune retenue.

Quintus Dias ( Michael Fassbender),centurion et fier de l'être est fait unique prisonnier lors d'un raid : sa connaissance de la langue des pictes est jugée utile, il fera une bonne source d'information …si les pictes arrivent à faire plier sa volonté. Durant le même temps,les dignitaires romains en poste décident de porter un coup décisif et envoient la 9me légion,dirigée par le général Virillus (Dominic West) pour régler la question. Quintus Dias s'échappe et trouve sur sa route les légionnaires.

Neil Marshall , le réalisateur d'un des meilleurs films modernes de loup-garous (Dog Soldier) et du flippant The descent, s'attaque au genre du péplum. Et il ne le fait pas comme tout le monde. D'abord en imposant un rythme monstre à son film! Presque aucun temps morts dans cette œuvre guerrière et sauvage. S'inspirant d'un fait historique assez flou ( la disparition totale de la 9me légion qui, si les historiens penchent sans doute avec raison pour l'hypothèse d'une attaque picte bien organisée, reste un mystère. Rome elle-même organisera des recherches sans jamais dépasser le stade de la supposition sur ce qui se passa) Marshall a brodé une histoire de survie en territoire ennemi. Á partir de la décimation de la légion,le film ne cessera de surprendre par ses changements de situation : d'un film de "commando" cherchant à s'infiltrer pour sauver l'un des leurs, en passant par le survival horror dans une traque sans merci dans une nature hostile et rendue froide et menaçante par un directeur photo peu original ( exactement les même types d'éclairages se trouvait déjà dans " King Arthur" d'Antoine Fuqua…qui parlait lui aussi de Rome et de Pictes et dans l'incontournable Gladiator de Ridley Scott) mais inspiré de ne pas avoir cherché à faire de l'art expérimental. Le tout se terminant en un Fort Alamo (toutes proportions gardées bien entendu) antique et désespéré !

Michael Fassbender,en soldat désireux de retrouver son foyer et capable d'une brutalité sauvage pour sauver sa peau confirme tout le bien que j'ai pensé de lui lors de sa demi-heure de présence dans Inglorious Basterds,le voir dans un premier rôle est donc très agréable. Dans le rôle de la meneuse de la chasse aux romains on retrouve Olga Kurylenko, la dernière James Bond girl en date. Elle incarne Etaïn, guerrière et pisteuse sans pitié (à tel point que la Guenièvre jouée par Keira Knightley dans le film de Fuqua ressemble à une petite pisseuse vierge effarouchée à côté) dont la famille a été décimée par les romains qui lui ont coupé la langue. Muette de bout en bout,Kurylenko fait passer par le regard et ses attitudes toutes les émotions de son personnage.

La réalisation est fluide, les combats sont nombreux et toujours lisibles et, chose rare, on voit du sang. Beaucoup (pas tendance " 300" mais pas loin)! La guerre est sale, violente et sanglante. Il n'y a rien de beau ou de poétique là-dedans. Le rythme, comme je disais plus haut est rapide. 1h37 de film pour raconter toutes les péripéties des héros. Pas de fioritures mais on aurait quand même apprécié une petite demi-heure de plus pour rester un peu plus dans cette ambiance frénétique qui nous rappelle sans cesse que nous assistons à une lutte âpre et cruelle pour la survie. Un film des plus conseillé mais qui risque d'en frustrer plus d'un qui s'attendrait à une resucée de Gladiator ou de Troie !

mardi 25 janvier 2011

Mis en examens....


Ce blog dort..et pour cause ! Après avoir été en stage ces dernières semaines me voici au bord des examens. Je sature à mort! Donc la première chose que je ferai vendredi quand ça sera terminé ne sera pas de venir pondre un petit article mais bien de décompresser un maximum. On se retrouve donc en février quand j'aurai décuvé.

vendredi 14 janvier 2011

25 ans sans lui.

Aujourd'hui cela fait 25 ans que Daniel Balavoine nous a quitté. Et à la place d'en faire un grand article je vous laisse avec ses mots forts à lui à la place des faibles miens...






lundi 3 janvier 2011

R.I.P


L'année 2011 débute à peine que déja le cinéma se retrouve endeuillé.L'année se présentera-t-elle plus noire encore que 2010 ?

On apprenait ce matin le décès de l'acteur britannique Pete Postlethwaite. L'acteur était un habitué des seconds rôles et avait ce qu'on appelle "une gueule",reconnaissable entre toutes et marquante. Citons pêle-mêle quelques films dans lesquels on a pu le voir, comme "Usual Suspects" de Bryan Singer, " The Lost World" de Steven Spielberg....cette année il avait été aperçu dans le "Choc des Titans" (sic), mais aussi dans les très bons "Inception" de Christopher Nolan et " The Town" de Ben Afleck.

dimanche 19 décembre 2010

Ceci n'est pas un conte de fée...enfin presque pas...(3me partie).

Mon petit tour d'horizon du monde de Fables prend fin ici. Et en terminant cette série je ne pars malheureusement pas vivre pour toujours heureux avec la fille de mes rêves ni avoir beaucoup d'enfants. La vie n'est pas un conte de fée. Et encore moins pour les habitants de Fableville…

Un matin tout tranquille (et serein, ou encore qui ne sert à rien, comme dirait le chanteur),aux alentours de la Ferme, Peter Piper se voit informé par Bigby Wolf, que son frère, Max Piper est réapparu dans le monde des communs. Bigby a été chargé par La Bête (l'époux de la Belle si vous connaissez vos classiques),nouveau shérif de Fableville, de le repérer et de l'éliminer. Mais le Grand Méchant Loup sait pertinemment que quelqu'un d'autre que lui a bien plus de raisons et de volonté pour mettre fin aux jours de Max. La proposition de Bigby est simple : Peter a une semaine d'avance sur la traque que le plus grand prédateur que le monde ait jamais porté va entamer pour assassiner Max. Après avoir dit au revoir à sa chère et tendre épouse Bo,Peter s'en va la mort dans l'âme tenter l'impossible. Persuadé intimement qu'il ne reviendra pas !

Bill Willigham s'aventure dans la rédaction d'un roman comme bien des auteurs de comics avant lui. Il choisit néanmoins de situer l'action de son récit dans le flux de sa série phare : Fables. En prenant bien soin d'en faire un récit accessible à tous, lecteurs de Fables ou non! Pour son roman,Willigham décide de s'attaquer à un être particulier et malfaisant : le Joueur de flûte de Hamelin. Qui était-il ? Comment est-il devenu capable d'ensorceler rats et enfants ? Et surtout,pourquoi Peter et Max se vouent-ils une haine fratricide ?

Ces questions trouveront bien entendu leurs réponses au fil d'un récit divisé en deux : des chapitres situés de nos jours et des chapitres situés dans le passé,du temps des royaumes avant que l'exode ne commence. Nous vivrons une lutte pour la survie,une histoire d'amour contrariée,des tragédies aussi. Willigham avait déjà démontré un certain talent romanesque dans 1001 nuits de Neige qui comportait plusieurs passages tout simplement écrits. Si son style n'est pas flamboyant il n'en demeure pas moins très agréable à lire et pas si éloigné des "voix off" du comic book au final. On y retrouve la même tendresse,la même brutalité et le même humour subtil et salutaire face à tant d'horreurs. Car le monde des fées est un monde sale et dangereux bien loin des insipides variations de l'oncle Walt. On reprochera peut-être une fin abrupte mais logique au récit. Cela est un peu compensé par une BD inédite qui fait le lien avec la série .

Il est étonnant de voir ce roman édité chez Bragelonne car c'est Panini Comics qui possèdent les droits de Fables par chez nous. Et comme les vendeurs d'autocollants (comme dirait un bloggeur qui se reconnaîtra) on récemment commencé à publier des romans,il semblait logique de voir paraître "Peter et Max" chez eux. Il n'en est rien (et tant mieux tant les traductions sont trop souvent hasardeuses entre leurs mains) et c'est le spécialiste de la fantasy qui s'est occupé de nous livrer ce roman. Un roman à n'en pas douter essentiel pour les fans de Fables et qui se révèlent être une très bonne porte d'entrée pour tous ceux et celles qui voudraient tenter l'aventure et rejoindre Blanche et Bigby dans un monde enchanté…ou presque.