vendredi 13 novembre 2009

24 heures de plus.

Jack Bauer est de retour,pour une nouvelle journée en enfer (bin oui,y a pas que Bruce Willis). Auditionné par le sénat ,qui a démantelé la CTU, Jack doit faire face à ses actes passés : interrogatoires musclés (pour ne pas dire torture de suspectà et autres actions douteuses au regard de la loi mais nécessaires ,selon lui, pour sauver des vies innocentes.Et s'il doit en payer les conséquences,il le fera. Mais les questions n'ont pas commencé à tomber que le FBI,en la personne de l'agent Renée Walker, réclame son aide dans une affaire urgente. En effet,l'une de ses anciennes connaissances semble liée à une attaque terroriste en préparation. Mais l'identité du suspect va plonger Jack dans le désarroi le plus total. Tony Almeida,un ancien collègue est vivant,et semble avoir cédé au coté obscur de la Force.





Disons le tout net, "24" est ma série préférée. Action,suspense,cliffhanger de la mort qui tue,tout est réuni pour que le spectateur ne lâche jamais son écran de télévision des yeux. La série a été récompensée de 5 Emmy Awards dans la catégorie série dramatique lors de sa 5me (et meilleure!) saison. Alors quand je lis un peu partout que cette saison 7 est LA meilleure,je me dis"mamma mia" je vais avoir un orgasme télévisuel....Et bin non. Certes la saison n'est pas honteuse loin de là mais pour être l'une des plus prenante elle a dû sacrifier pas mal d'éléments,comme l'aspect dramatique qui est bien moins poussé malgré l'état de Jack à la fin de celle-ci. Ou encore certains retours de personnages secondaires donnant lieux à des confrontations douloureuses sur le plan physique et/ou mental pour notre héros.














Le rythme soutenu et l'absence de temps mort parviennent à occulter ses petits défauts mais on sent que les scénaristes tirent de plus en plus sur la corde,il faut un peu de sang neuf dans le pool d'écriture et vite car on retrouve dans la saison 7 un patchwork de "déja-vu" des autres saisons: une menace biologique (saison 3), une cachette contenant une disquette pleine d'infos (saison 2) , un gadget gouvernemental censé contrôler les infrastructures sensibles (saison 4)., le retour d'un héros mort aux yeux de tous (saison 5).Un vrai panel de ce qui s'est déjà fait.On évite de justesse l'explosion nucléaire quand même mais l'idée a dû être évoquée à un moment ou un autre, j'en suis persuadé.





Comme dans les dernières saisons,plusieurs menaces (il est loin le temps où une seule menace durait une saison) planent sur les USA mais plus on avance et plus on retrouve dans les aventures de Jack Bauer ce qui a fait la décrépitude de James Bond à ce niveau-là : des méchants méglaos et un pseudo-SPECTRE qui tire les ficelles. On saluera par contre l'arrivée du personnage de Renée Walker,agent du FBI qui abhorre les techniques de Bauer mais qui devra faire des compromis avec sa conscience lors d'une journée longue et pénible pour elle. Elle est incanrée avec conviction et justesse par Annie Wersching et vers la fin de saison son personnage prend de l'importance,à tel point que j'en viens à me dire que si Kiefer Sutherland quitte la série,elle pourrait le remplacer haut la main. Kiefer Sutherland qui continue d'exceller dans ce rôle,chaque saison lui permettant d'approfondir un peu plus le caractère de cet antihéros qui ne pardonne rien et qui finira forcément mal. Quelques nouvelles têtes dans le casting et un changement de lieu salutaire (on passe de Los Angeles à Washington D.C,ville moins ouverte et qui donne un sentiment plus claustrophobique) permettent de ne pas trouver que la sauce a failli ne pas prendre.


Allez malgré mes petites(très petites,je l'ai regardée en seulement 2 séance quand même) réserves face à cette saison,j'attends la 8me avec impatience.

On dirait le Sud....

Edgar Freemantle a eu un grave accident et depuis sa vie est bouleversée. Un bras en moins,un divorce..il n’en faut pas plus pour qu’il décide de prendre du recul et il se retouve sur Duma Key,petite île de Floride où son talent enfouit de peintre va s’éveiller.

Stephen King s’attaque aux affres de la création artistiques avec ce roman dont la première partie est un véritable drame psychologique consacré à la renaissance du héros. Son style fait mouche et dépeint les protagonistes avec doigté et justesse. Ensuite,le roman glisse lentement mais sûrement vers du fantastique d’ambiance mais laissant apparaitre de ci de là une menace glaciale ,une présence étrange. Le tout avant de sombrer dans l’horreur dans la dernière partie de l’histoire. D’aucun reprocheront à King d’avoir sacrifié un roman psychologique sur l’autel de l’horreur ,son fond de commerce. Mauvaises langues que ceux-là,toute la transition vers l’horrible se fait lentement et en douceur comme une progression logique. Les fans purs et durs trouveront sans doute que l’élément fantastique et le suspense apparaissent trop tard ou arrivent comme un cheveu sur la soupe,mais en mêlant le drame,la mélancolie et la tristesse à des vrais morceaux de joie et de peurs King livre un nouveau roman dont il est difficile de se défaire avant d’avoir lu la dernière phrase. Un roman qui ne révolutionnera pas son œuvre, certes, mais qui prend aux tripes !


ps: j'ai choisi la couverture américaine qui me paraissait plus proche de l'esprit du roman que la couverture française.

Les mythes ne meurent jamais.

Le roman "Dracula" a plus de 112 ans au compteur mais reste une valeur sûre. Rare sont les œuvres vampiriques à avoir tant marqué l’imaginaire de part l’importante masse d’adaptations cinématographiques ou de l’emploi du comte dans divers ouvrages de littérature ( la faute à une erreur administrative de Bram Stoker pour établir le copyright de son livre aux USA en 1897,du coup Dracula est du domaine public là-bas depuis…1899 !) . Ainsi quelques suites non-officielles virent le jour telles que « Les archives de Dracula », « Le retour de Dracula » ou encore «L'invitée de Dracula » (je recherche activement ces livres donc si vous avez un tuyau).

Devant le regain d’intérêt pour les vampires de la part du public depuis quelques temps, il n’est pas étonnant de voir le comte ressortir ses canines fluorées au Colgate. Et c’est sous la houlette d’un Stoker que voici revenir le prince des ténèbres. Alors que vaut-elle cette suite officielle (parce que coécrite par un Stoker et approuvée par le reste de la famille) ? Et bien ça se lit agréablement mais ça ne casse pas trois pattes à une chauve-souris. L’aspect roman d’horreur est zappé au profit d’un thriller d’aventure aux chapitres courts qui se terminent souvent sur une interrogation, poussant le lecteur à se ruer vers le chapitre suivant à la manière de tant d’auteurs américains sans style mais accrocheurs. Et pour parvenir à un tel rythme le style épistolaire du roman original est renvoyé aux oubliettes. Mais ce qui frappe le plus c’est l’apparition très tôt dans l’histoire d’incohérences avec « Dracula ». Alors, le descendant et le fan qui ont écrit ce livre ont-ils oublié de relire la référence avant de s’attaquer à leur roman ? Que nenni, il y une explication plus ou moins logique fournie par les auteurs, mais elle parait un peu (voire beaucoup) capilotractée, pensée , pour donner une légitimité à cette suite. Ensuite,le lecteur éventuel ayant sans doute mangé du vampire par le biais de la télé ou autres médias, et bien les auteurs ont pensé que ce mettre à son niveau l’aiderait à entrer dans le pavé de 500 pages : le vampire de Stoker marchait en pleine journée,ce ne sera plus le cas ici, les symboles religieux ne fonctionneront pas toujours selon que le vampire a été croyant ou non de son vivant et bien sûr on alternera scènes sanglantes et sexe aguicheur ,le vampire étant esclave de ses sens. Le tout saupoudré de la mode « je suis un vampire romantique »(absent chez Stoker,mais présent chez Coppola,le livre se basant plus sur l’œuvre du cinéaste par moment que sur le roman d’origine, paradoxal pour une entreprise qui prétend rendre à la famille Stoker ce que les studios de cinéma lui ont pris) . Finalement ce Dracula mange à tous les râteliers du genre mais au dépit de toute identité propre.Pire,il a été fait grand bruit que ce roman se basait sur les notes de Stoker,mais celles-ci concernent "Dracula" et non une éventuelle suite,les notes sont donc intégrées comme éléments de Flash-backs ou de clin d'oeil à des personnages qui ne furent finalement pas utilisés dans le roman du bon vieux Bram.Pas de la pub mensongère mais nous n'en sommes pas très loin.

Vite lu,vite oublié.

mardi 27 octobre 2009

Les dieux de la vengeance exercent avec Silence.


Dans le monde des batman-ophiles (non ce n’est pas punissable), la saga « Hush »( Silence en VF), scénarisée par Jeph Loeb et illustrée par Jim Lee, est souvent perçue comme bien inférieure à « The Long Halloween » du même Loeb. Certes il n’a pas les accents de la tragédie grecque de son ainée mais son rythme et son efficacité en font une pièce à part entière de l’histoire de Batman vue par Jeph Loeb. Car si « Long Halloween » et « Dark Victory » se situent aux débuts des aventures de Batman, « Hush » se situe à la fin (enfin à l’époque de sa sortie, d’autres aventures postérieures ont vu le jour depuis). Le lecteur peut lire les trois sagas comme une trilogie dont le troisième épisode se situerait 10 – 12 ans plus tard. Les personnages ont évolué, leurs relations aussi. Dick Grayson n’est plus Robin,il est devenu Nightwing et un jeune homme nommé Tim Drake le remplace dans ce rôle. Sélina Kyle est toujours Catwoman mais elle a rangé sa panoplie de voleuse..quant à Bruce Wayne, il a perfectionné son personnage de croque-mitaine urbain jusque dans les moindres détails : ses gadgets à faire pâlir James Bond jurent avec le simple justaucorps qu’il utilisait à ses débuts. Sans compter que le guerrier solitaire est maintenant entouré d’une fine équipe.



Une nuit ,alors que Batman poursuit Catwoman qui semble refaire des siennes,le bat-filin est sectionné en plein au dessus de « Crime Alley » ,l’endroit où les parents de Bruce furent assassinés. Il ne doit la vie qu’à Huntress,arrivée à temps sur les lieux et aux talents de chirurgien de Tommy Elliot,vieil ami de Bruce du temps de son enfance. Mais aussitôt remis sur pied,Batman est victime d’une attaque sur la batmobile. Tout est lié, quelqu’un veut sa peau. Quelqu’un qui en sait assez sur lui pour anticiper ses mouvements, qui rééquipent tous les ennemis emblématiques du chevalier noir et qui les fait travailler d’une nouvelle manière. Mais qui peut se cacher derrière cela ? La quête de Batman le fera voyager dans ses souvenirs d’enfance, de la merveilleuse vision du premier Green Lantern volant dans le ciel jusqu’au criatroce d’une mère à qui l’on vole ses perles dans la nuit. Mais son périple le mènera également des lumières aveuglantes de Metropolis aux déserts africain. Tout cela en essayant,enfin, de concrétiser une relation amoureuse avec Selina. Quel tombeur ce Batman ! Et au passage il arrivera à énerver le président des Etats-Unis : Lex Luthor!





Cette histoire recèle cependant un épisode hautement dramatique,l’un de mes préférés,un épisode consacré au Joker et à ses exactions passées ( Barbara Gordon,paralysée depuis « Killing Joke »,la mort de Jason Todd le deuxième garçon à avoir été Robin,etc…) et à la limite que Batman s’est fixée ..et qu’il va peut-être franchir. L’on retrouve tout ce qui fait la psyché noire et complexe du Caped Crusader lors de ce chapitre qui à lui seul récapitule les peurs,les traumas et le dégout de Batman pour la vermine qui ronge sa ville et pour le Joker en particulier. Car la portée de ce passage n’aurait pas été aussi forte si l’adversaire avait été un autre vilain. Il fallait que ça soit le Joker,car lui seul représente vraiment le chaos perturbateur de l’ordre que veut instaurer Batman. Et c’est cette onde chaotique qui révèle encore mieux les fissures dans le masque de la chauve-souris.

La partie graphique,comme je le disais plus haut,est assurée par Jim Lee. Son dessin fourmille de détails et possède un punch indéniable qui sied parfaitement à ce blockbuster batmanien de très bonne facture.







dimanche 25 octobre 2009

A dark halloween.





Batman est arrivé à Gotham il y a un peu plus d’un an. Et depuis son arrivée la pègre ne fait plus ce qui lui chante. C’est le moment idéal pour les derniers honnêtes représentants de la loi pour agir. Jim Gordon, lieutenant de police et Harvey Dent, procureur général de Gotham unisse leurs forces à celles du chevalier noir…mais s’attaquer à la pègre c’est jouer un jeu dangereux. Le trio cherche à faire tomber les familles Falcone et Maroni qui se disputent Gotham mais bientôt la situation se complique. Un tueur frappe la pègre à chaque jour férié et est rapidement surnommé Holiday par la presse. La situation se corse un peu plus lorsque les timbrés (Joker,Pinguin,Poison Ivy,l’homme-mystère) se mêlent au jeu.


« Long Halloween » est né alors que Jeph Loeb et Tim Sale travaillaient ensemble sur une série de numéros spéciaux Halloween de Batman. L’expérience leur a plu et c’est finalement en gardant le meilleur pour leur grand œuvre que l’aventure qui a le plus inspiré ‘’The Dark Knight’’ a vu le jour. Mais n'allez pas croire qu'avoir vu le film vous grillera le plaisir de la lecture. En effet l'influence majeure se veut être la caractérisation des personnages principaux et non l'histoire en elle-même(extrêmenent différente mais tout aussi complexe).Mais je ne suis pas là pour décortiquer les films de Christopher Nolan (en tous cas pas aujoud'hui mais ça ne serait pas inintéressant de comparer les derniers films avec les sagas batmanesques qui les ont le plus servis de base de travail dans un futur article sur ce blog,affaire à suivre donc).






C’est l’une des grandes forces de ce récit policier très bien mené par Jeph Loeb : faire apparaître les vilains emblématiques de Batman, les faire jouer un second rôle mais qui profite à l’intrigue générale en la faisant avancer. Petit à petit les pions se mettent en place, la vérité sur le tueur se fait voir et Harvey Dent marche vers son destin. Car plus qu’une banale histoire de super-héros, c’est vers un drame humain impitoyable que les protagonistes avancent. Entre Gordon et ses problèmes de couples, Bruce Wayne qui tente tant bien que mal à faire progresse une relation avec la charmante Selina Kyle (Catwoman,qui fourre sa curiosité féline partout dés que Batman approche de trop près la famille Falcone,mais qui se conduit aussi comme une chatte en chaleur à l'instant où batounet pointe le bout de sa cape) mais qui voit cette aventure parasitée par son alter-ego de Batman, c’est surtout Harvey Dent qui retiendra l’attention dans ce « Long Halloween » dessiné avec brio par Tim Sale. Harvey Dent,procureur général de Gotham City qui mène un combat âpre contre le crime organisé mais qui se trouve limité dans ses actes par le respect de la loi. Et plus la loi fait trainer les choses plus Harvey s'enfonce jusqu'au point de rupture qui verra l'arrivée de "Double-Face".




Une œuvre dense et sombre qui donne toutes ses lettres de noblesse aux comics et à Batman en particulier. Une suite sera mise en chantier : Dark Victory,qui verra les vilains prendre plus de place dans l’histoire. Ici encore, un mystérieux tueur frappera Gotham. Pendant ce temps, Dent (devenu Double-face) s’évadera de l’asile d’Arkham…mais pas seul : il entrainera avec lui les vieux ennemis de Batman. La chasse est ouverte. Dans le même temps, Bruce Wayne verra sa relation avec Selina s’effilocher dangereusement et recueillera un jeun orphelin, Dick Grayson le futur Robin. Moins palpitant que « Long Halloween », « Dark Victory » n’en reste pas mois très agréable à lire sous la houlette du même duo d’auteurs. Bref,ces deux sagas forment une excellente entrée en matière pour qui voudrait rentrer dans l’univers de la chauve-souris et une putain de bonne histoire tout court pour les autres.

mardi 13 octobre 2009

TOP 10

J’ai été taggé par Wade Wilson dans qui me demande d’établir mon top 10 des réalisateurs américains à suivre. Seulement voila, il y a des réalisateurs étrangers qui ne bossent qu’aux USA et qui font du cinéma américain (et non pas à l’américaine sinon je peux piocher n’importe où :p ). Ils sont souvent issus du monde anglo-saxon c’est pourquoi je me permettrai de citer des réalisateurs anglais et canadiens dans le lot…voire même des anglais sacre bleu. (Allez je ne citerai ni australien ni néo-zélandais…sauf si j’ignore qu’ils le sont niark niark). Je ne triche pas …j’élargis juste mes horizons…..Of course il y a des réalisateurs qu’il ne faut plus présenter, des monstres, des légendes et je ne les citerai donc pas (même si mon réalisateur préféré est dans le lot).


10. David Slade. Son « Hard Candy » hante encore mes cauchemars.
L’ambiance malsaine qui y régnait rendait mal à l’aise le spectateur qui ne savait plus si il devait être du coté du bourreau pédophile ou du bourreau victime potentielle. Et si son « 30 jours de nuit » était parfois un peu bancal il n’en reste pas moins un créateur d’ambiance assez efficace.










9. Woody Allen. Alors oui on ne peut pas dire que son usage de la caméra
révolutionne le cinéma c’est vrai. Mais depuis quelques films il ne reste plus attaché qu’à la comédie..il quitte même son cher New-York. Et
même dans un drame comme « Match point » ou « Cassandra’s dream » il y a des répliques qui font mouche.









8. Michael Bay. Parce qu’on ne fait pas mieux que lui pour se vider la
tête. Une technique (si si il en a une et sévèrement burnée en plus) qui
fait voltiger la caméra (le souffles des explosions sans doutes) dans tous les sens d’où résulte un chaos général mais néanmoins organisé. Nos rêves de gosses en matière de destruction massive c’est lui qui les réalise. On regrettera juste que Pearl Harbor ait duré 3 heures au lieu de 90 minutes quand même...











7.David Cronenberg. J’avais pas dit pas de monstres,pas de légendes ??? Et bien il faut savoir que si beaucoup connaissent le nom,peu connaissent un titre de ses films . il serait donc bon de rappeler que déjà,La Mouche ,avec Jeff Goldblum c’est lui..et que depuis quelques films il a laissé tomber (mais pas définitivement j’en jurerai) le fantastique et la SF
. Si Spider et son périple mental avait laissé un peu froid,il a, avec History of violence et Eastern promises, démontré un savoir faire indéniable dans le drame policier et confirmer une grande direction d’acteur.








6. Les frères Wachowski. Matrix ça vous dit quelque chose ? Alors oui ils ont fumé du LSD et liquéfié de la marijuana et se la sont injectée dans les veines avant d’écrire et de tourner Speed Racer,mais une boulette ça arrive.












5. James Cameron. Certes il y a eu les « Terminator »,Abyss et aussi
Titanic mais on oublie que si Ridley Scott avait lancé Ellen Ripley dans l’espace,c’est Cameron qui lui a donné une paire de couilles grosses comme des obus calibre 250. Aliens,un des films les plus couillu des années 80 ( même mon cher et tendre Starship Troopers ne lui arrivent pas à la cheville). Et ce tout en gardant une héroïne très féminine (si si revoyez Ghostbusters,elle y apparait belle et avec des jambes kilométriques..d’ailleurs avec de telles jambes ça n’était plus de l’amour mais de l’escalade !).Et puis Avatar est un film que j’attends depuis 8 ans et demi (quand j’ai appris que ce projet existait,d’autres l’attendent depuis plus longtemps que moi.)








4 .David Fincher. Jamais deux sans trois voici le 3me David de la liste. Au fil des films,Fincher a aiguisé sa technique,travaillé ses images,poussé sa caméra à faire des plans impossibles et considérés (à tort) comme tape-à-l’œil. Mais sa technique ne fait que servir les œuvres qu’il met en scéne. Et après Zodiac qui l’aidait à sortir du thriller (un drame à la rigueur de documentaire mais traitant d’un serial killer),Fincher est entré dans le drame tout court avec Benjamin Button,film où tout ce qu’il a appris se retrouve pur donner un des plus beaux films du réalisateur.









3. Zach Braff. Interprète de JD, interne débile et persécuté à l’Hôpital du
sacré cœur dans la série Scrubs,Zach Braff avait une étiquette sur le front,celle d’un petit comique. Et bien le petit comique est en fait un grand sensible. Il a écrit et réalisé Garden State. L’histoire d’un acteur raté et bourré de médicaments qui rentre dans le New Jersey (en oubliant ses pilules ) pour l’enterrement de sa mère. Il y retrouvera des
vieux amis qui ont suivi leur chemin, y rencontrera une fille et se confrontera enfin avec son père. Une comédie dramatique sensible et touchante. On attend qu’il reprenne une caméra en main !









2. Andrew Niccol. Avec Gattaca,S1m0ne et Lord Of War,Niccol est sans aucun doute le scénariste/réalisateur qui sait le mieux parler de la société et de ses dérives (mais aussi des bienfaits) dans une œuvre de fiction. Efficace,souvent flippant après plusieurs visions. Je me demande ce qui l’a poussé à accepter d’adapter Stephenie Meyer (l’immonde saga Twilight) en s’attaquent à son seul roman non-vampirique(quoique de mon point de vue il n’y a pas de vampires dans Twilight non plus).











1. Christopher Nolan. Memento c’est lui (et le scénario aussi,basé sur une nouvelle de son frère Jonathan,frère qui co-écrira avec lui Le Prestige et The Dark Knight). Et rien que Memento suffit a vouloir savoir où il nous emmènera après. Seul Insomnia n’a pas de scénario de sa main mais comme on ne ressent cela que dans certains dialogues il n’y a pas de mal. Et puis,Inception,son futur film à sortir en Juin 2010 semble autant cinématographiquement bandant que la fille de mes rêves qui…(mais je n’en dirai pas plus bande de pervers va !!!!)


voila j’aurai aimé en citer d’autres (comme Ben Affleck, Shane Black, …mais il faut savoir faire des choix,et on me dira sans aucun doute : « mais tu pouvais les mettre en virant des canadiens » mais tant pis).

Et je tagge Neault et Matt Murdock parce qu'on y voit rarement du cinéma. ;-)





(et sinon,j'ai eu un mal de chien à placer les images,le texte ne défilant plus quand je tentais de tirer l'image vers le bas et ce sur tous mes navigateurs internet,suis-je le seul à avoir ce problème ? )

lundi 12 octobre 2009

It's a show about nothing ..but sex !

Ils sont 6. 6 amis qui passent le temps en discuttant dans un café branché bien installés sur un sofa. Vous me répondez : il va nous parler de FRIENDS aujourd’hui.




Erreur ! Je viens vous parler de bien mieux (tout est subjectif je vous l’accorde). Quoi ??? me répondrez vous soudain ,effrayés de ne pas savoir compter..mas ils ne sont pas 6 dans How I met Your Mother… C’est que je viens ici parler de Coupling,série so british s’il en est et qui ne comporte que 27 épisodes répartis sur 4 saisons. Son atout charme ? Une liberté de ton presque sans tabou qui lui permet de parler de sexe sans éduclcorer la chose et sans métaphores lourdingues à l’américaine. Bref une sitcom pas si « tout public » que ça…





Steve,le protaoniste masculin principal, est un grand ado. Il sur le point de larguer Jane au début de la série… Jane qui est une grande perche idiote et folle mais dont les capacités sexuelles ont toujours réussi à garder Steve dans son lit,mais aujourd’hui c’est décidé : Steve la plaque ! Il est accompagné de son meilleur ami Jeff (qui est aussi son porno potte..je vous laisse devinez ce que c’est mais il ne s’agit pas de ragarder du porno avec un ami), dont les théories sur les relations de couples et le sexe peuvent sembler loufoque vu la façon dont il formule le tout…mais à bien y réfléchir ,Jeff Murdock a sans doute tout compris au sujet. C’est qu’il a le temps d’y penser,les femmes le rendant trop nerveux il est celui qui sort le moins de la bande.




Susan,la protagoniste féminine principale, est une fille sûre d’elle mais un brin névrosée…mais surement pas autant que Sally sa meilleure amie qui pour garder son élasticité a décider de ne sourire qu’aux célibataires qui lui plaisent. Susan va rompre avec Patrick,coureur de jupons invétéré dont le cerveau ne fonctionne que pour mettre au point deux choses : une technique pour chopper la fille et une technique pour larguer la fille.





Tout ce petit monde va se croiser dans le même café pour la séance de largage et c’est lors d’une visite aux toilettes des dames que Steve va croiser Susan. A partir de là ,la série va analyser les étapes d’une vie de couple, du premier rendez-vous à la naissance du premier enfant. Tout ça en tentant de décortiquer avec humour et tirades alambiquées ce qui brouille la communication entre hommes et femmes sur certains sujets. Plus drôle et plus juste que « les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus ».


Mais pourquoi suivre toute une bande pour décrire une relation amoureuse,chose qui se vit à deux ? Et bien tout simplement parceque on ne la vit pas qu'à deux. On ammène toujours ses bagages avec soi,nos amis croisent les amis de l'autre personne. Une histoire d'amour à deux a un impact sur les personnes extérieures au couple.





La série se distingue aussi par son montage et son découpage dans les séquences : flash-backs,mirages etc …se croisent et se décroisent anticipant un peu ce qui se fait actuellement dans How I Met Your Mother. Et ici aussi les références pop-culturelles sont assez abondantes (de Star Wars pour évoquer l’impuissance passagère à Alien pour évoquer la grossesse des femmes,en passant par Reservoir Dogs pour aller à des funérailles).




Une série bien vue et bien écrite dont on regrettera qu’elle n’ait jamais eu de vraie fin. Mais pour se faire pardonner l’auteur avait posté sur un forum ce qui arrive aux personnages après la série,donc si elle ne vous pas familière,ne lisez pas ce qui suit.

« Sally a finalement dit oui à Patrick, ils se sont mariés et sont très heureux. Spécialement parce que Sally bat Susan à l’autel, et qu’ils font enfin quelque chose en premier. Patrick est désormais un mari dévoué, qui vit dans le déni total du fait qu’il n’ait jamais été autre chose qu’un membre droit et exemplaire de la communauté. A moins qu’il n’ait vraiment tout oublié. Il n’aime pas se rappeler des choses car c’est assez similaire à l’acte de réfléchir.


Jane et Oliver n’ont finalement jamais eu de relation sexuelle, mais sont devenus de très bons amis. Ils se réjouissent souvent du fait que leur amitié n’est en rien compliquée par une quelconque tension sexuelle, mais deviennent chacun jaloux à en avoir des envies de meurtre quand l’un des deux a un rencard. Jane travaille désormais à la librairie de science fiction d’Oliver, et depuis qu’Oliver a l’image de Jane nue gravée sur ses rétines, il perd ses moyens une phrase sur trois. Les gens qui les connaissent bien pensent qu’il va se passer quelque chose entre eux, et ils ont raison. Surtout le jour où Jane viendra travailler dans un bikini métallique.


Steve et Susan ont maintenant deux enfants, et ont récemment fini de travailler sur une sitcom parlant de leur propre vie. Ils développent actuellement un nouveau projet pour la télévision, mais celui-ci est constamment retardé car Steve ne cesse de vouloir écrire de nouveaux épisodes pour une série pour enfants qu’ils ont récemment retrouvée, encrassée qu’elle était dans des cocons de papillons de nuit. Elle s’énerve d’ailleurs très vite à ce sujet, et s’il déclare une nouvelle fois « Vas-y, vérifie les sondages des dernières saisons », il ne vivra pas assez longtemps pour écrire un mot de plus.



Jeff est toujours à l’étranger. Il passe désormais une vie paisible et sereine, ayant bien fait attention à ne pas apprendre un mot du dialecte local, se protégeant ainsi des conséquences de son élocution si particulière. Et s’il rencontre quelqu’un parlant anglais, il prétend qu’il ne sait parler qu’hébreu. Il est actuellement les yeux plongés dans l’océan, soupirant de bonheur toutes les trente huit secondes.Ce qu’il ne sait pas, bien sûr, c’est qu’en ce moment une magnifique israélienne rencontrée jadis dans un bar se dirige vers son appartement, ayant été dirigée vers le seul et unique interprète hébreu de l’île. Ce qu’il ne sait pas non plus, c’est qu’elle est conduite par une jeune anglaise qui pleure encore la disparition soudaine d’un bel anglais unijambiste qu’elle rencontra un jour dans un train. Il ne suspecte enfin pas le moins du monde que, grâce à un curieux et inattendu mélange au lav-o-matic du coin où a eu lieu la veille une soirée playmate, il porte des vêtements qui se dissolvent à la chaleur.