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dimanche 22 novembre 2015

Le plus chouette c'est Gaston , la vedette c'est Gaston

Les éditions Dupuis, dont le siège historique est encore localisé à Charleroi (Marcinelle), ont eu la bonne idée de sortir une intégrale de Gaston Lagaffe, sobrement intitulée Gaston L’intégrale.

Gaston Lagaffe, dont le patronyme emblématique nous renseigne sur sa capacité et sa propension à ne pas en louper une , est une légende de la Bande-dessinée , un exemple de la folie douce qui régnait dans les bureaux du Journal de Spirou, un des cas qui feront école à Marcinelle.  Et c’est le grand André Franquin qui l’enfanta pour lui permettre d’exprimer sa fantaisie distillée avec verve dans les pages de Spirou et Fantasio mais par trop contenue par le format éditoriale de nos deux lascars : raconter des aventures et non une succession de gags savoureux.

Bref, Gaston débarque. Gaston énerve Fantasio. Et face à ses inventions douteuses mais géniales, son ingéniosité et ses efforts surhumains pour être le roi de la paresse, l’agacement du meilleur ami de Spirou est proportionnel aux rictus et réflexes des zygomatiques qui sont les nôtres.

Faut-il rappeler le décorum ? Le chat, la mouette rieuse, mademoiselle Jeanne, Ducran et Lapoigne, Jules de chez Jim et au final, ces foutus contrats ? Diantre non, tout ça est presque une part de notre ADN culturel. Et replonger dans ces classiques de l’humour tour à tour absurde, tendre, intelligent. Jamais crade ou scato, voila une démarche d’un autre temps à une époque où la facilité est plus vendeuse.

Néanmoins, au-delà de l’aura gastonomique de l’œuvre, l’édition de l’ouvrage (proposant près de 1000 pages quand même) n’est pas irréprochable : papier assez fin et légèrement jaunie qui laisse passer en transparence le recto et le verso. Ouille, ça fait cheap pour un livre coûtant 69 € ( certes, c’est une somme à sortir mais l’achat de TOUS les albums vous reviendrait bien plus cher). Ensuite, le format du bouquin se rapproche du format comics et non du format franco-belge classique. Les cases et les phylactères sont donc relativement petits et le confort de lecture s’en trouve de facto affecté. Dommage.

Néanmoins, face à la morosité, à la recherche d’un rire ou d’un sourire, Gaston reste une valeur sûr que même des économies éditoriales ne viendront pas gâcher dès lors que la lecture est lancée et bien chauffée.

Rions mes bons, rions avec Gaston, rions de Gaston.
Rions !

jeudi 27 août 2015

The Glorious Bastard


Nous sommes en 1944. L'air est sec et chaud.
L'ennemi est en déroute.
Et dans quelques heures, Paris sera libérée.

Mais alors que l'offensive qui marquera un tournant décisif dans la Seconde Guerre Mondiale se prépare, un petit groupe de combattants a franchi les lignes ennemies.
Ils sont menés par un homme qui a fait toutes les guerres modernes : il a menti sur son âge pour s'engager dans l'enfer de la Grande Guerre , il s'est marié (oh la la) deux fois (oh mon dieu), a combattu les franquistes lors de la Guerre d'Espagne et est sorti de sa retraite cubaine (qui durait depuis 39) pour devenir correspondant sur le front européen à la première occasion.


Son nom : Ernest Hemingway.  


Leur mission ?

Libérer le bar du Ritz !


Quand la légende dépasse la réalité, alors on publie la légende. 

Fiction ou réalité ?
Mythe ou vérité historique ? 
Difficile d'affirmer avec certitude qu'il ne s'agit pas là d'un fait d'arme imaginaire de la part d'un homme qui a toujours aimé enjolivé les choses (le 6 Juin, selon ses dires, il aurait mis pied à terre. En réalité, il avait été laissé sur un canot de débarquement en attendant que la plage soit sécurisée. Nul doute que l'homme aurait voulu aller au front). 

Mais prenons le temps d'envisager une hypothèse audacieuse : et si le manque de preuve était la preuve, justement ?
Imaginez un instant : vous êtes un chef d'état-major, un haut gradé militaire et un correspondant de guerre s'imagine qu'il peut venir faire sauter la première grenade venue sous prétexte qu'il pratique l'art de Sun Tzu depuis plus longtemps que vous. Car Mr Hemingway n'en est pas à sa première folie, non non. Quelques jours plus tôt, il a aidé un groupe de combattants à Rambouillet et ce au mépris des conventions ! Sacrebleu, et ce petit écrivaillon s'en est sorti avec une astuce d'auteur : "Je n'ai mené personne, j'ai donné quelques conseils basés sur mon expérience personnelle." 

Bref, Ernest Hemingway est un emmerdeur comme je les aime mais sans doute pas comme l'apprécierait un haut-gradé carriériste à qui on aurait mis dans les pattes cette "cargaison précieuse" pour l'Oncle Sam. Aussi, que faites-vous quand cet illuminé vient vous demander hommes et jeeps pour aller libérer le bar du Ritz ? Vous jouez pour la galerie l'offusqué mais vous lui donnez parce que l'homme a une plume connue et reconnue qui pourrait vous faire du mal. Et vous tentez de minimiser l'affaire au maximum pour ne pas entacher votre CV. 

Mais quelle idée, aller libérer un bar ? Mais ce bar représente plus que le goût un peu trop prononcé qu'Hemingway peut porter à la bonne bouteille. Non, il représente l'alcôve éthylique d'un endroit où il habitera des années durant les années folles. Le Ritz, c'est un peu chez lui. Paris était une fête et il faut que Paris le redevienne. 
Alors, allons boire un coup sans payer nos verres ! 

Vivement que cette histoire soit portée à l'écran, elle porte en elle tout l'ADN de films tels que "De l'or pour les braves" ou "Inglorious Basterds" et repose sur une base vaguement vraie.


mercredi 27 août 2014

Un conte de Noël, en plein mois d' Août !

Oui, l'auteur est soit fou soit très en retard soit carrément très en avance, à vous de voir.





Il était 7H58 quand ils l'ont amené au poste. Damn', à deux minutes près, j'aurais été happé par l'air frais de l'hiver qui vient, comme aurait dit Ned, mon collègue. Et j'aurais pu apprécier un petit café avant d'aller dormir, pour récupérer d'une nuit que l'ennui avait rendue mortelle. En lieu et place de ce scénario parfait, j'ai du enregistrer l'arrivée du suspect et l'interroger. Je ne m'y attendais pas, mais toute cette histoire est devenue biblique !

L'homme s'appelait Joseph Saint et était accusé d'avoir mis une crèche dans la mosquée ou le souk dans une église je ne sais plus. Et c'est alors que je lui énonçais les faits qu'il me lâcha l'apocalypse : il avouait tout. Le père de Jésus, c'était lui. Tu parles d'un cadeau. Bon Dieu, Noël pourrait bien se voir annulé si une telle info était rendue publique. Pourtant, je le soupçonnais de ne pas avoir cherché à m'enguirlander. Il me restait 5 jours pour sauver les fêtes où tout cela finirait par sentir le sapin. J'avais les boules…

Plus tôt dans la journée, une Femen avait annoncé en place publique que Noël était annulé ( http://www.lesoir.be/384094/article/actualite/fil-info/fil-info-monde/2013-12-19/noel-est-annule-une-femen-se-denude-place-saint-pierre-pour-l-avorte.) . Connaissait-elle Joseph ? Étaient-ils complices ? Quelqu'un dans l'ombre tirait les ficelles peut-être ? Les questions se pressaient dans mon esprit comme une orange dans une machine à jus ! Il me fallait rechercher la vérité, et ,comme l'a dit le sage, celle-ci est forcément ailleurs.

Pourtant, tout ceci me semblait familier. Et soudain, tel un génie grec prenant son bain, j'ai eu une révélation : il y a plusieurs semaines de cela, on avait tenté d'éradiquer le Père Fouettard ( http://loractu.fr/metz/5323-l-onu-veut-interdire-le-pere-fouettard-les-pays-bas-vises.html). Y-avait-il un lien ? Si oui, pourquoi ? Et si non, pourquoi pas ?

Au fait , j'ai oublié de me présenter, je suis le sergent Dreyfuss, et croyez bien que je ferai l'affaire !

Le Père Fouettard servait d'homme de main une fois l'an à un évêque altruiste accro aux Speculoos . Le reste du temps, il était videur dans une boîte de nuit mal famée : La Ramonée. C'est là-bas que j'allais commencer mon investigation. J'avais un avantage, dû à mon "Eureka" fortuit : j'en savais plus que les autres, et les autres en savaient moins que moi.Fouettard avait une réputation assez étrange. Et il était loin d'être blanc comme neige. Pourtant ,il avait eu un penchant pour la poudreuse. À une époque, révolue, il lui arrivait de sniffer des rails de coke longs comme la 5e avenue. Le faire parler serait facile, le faire se taire sur mes investigations seraient une autre paire de manche.

Je chopais Fouettard alors qu'il sortait de chez lui pour se rendre sur son lieu de travail. Je n'avais pas de temps à perdre, j'allais devoir le malmener! Je l'attrapais par le col et le poussais contre le mur de la maison de son voisin ! Pas le temps de le mettre en contexte, j'attaquais tout de go !
- Donne-moi un nom !!!
-Vos parents auraient dû le faire à la naissance !
Je réalisais soudain que ça marche mieux quand on s'appelle Jack Bauer…
Visiblement, ce sous-fifre ne savait rien et je décidais de retrouver mon bureau quand soudain, le vibreur de mon téléphone s'excita de manière plus voyante que DSK devant un "Playboy" spécial finance.

L'appel m'avait informé de deux choses : Primo, j'avais mal réglé le volume et mon oreille sifflait. Deuxio, une certaine Mary Christmas m'attendait au poste.
-Mlle Christmas ? Sergent Dreyfus. Que faites-vous ici ?
- Je vous attendais.
-J'entends bien. Mais qu'est-ce qui vous a mené jusqu'à moi ?
- Un taxi.
-Oui, mais pourquoi ???
-Parce que ma voiture est en panne.
Visiblement, j'étais tombé sur la cruche de Noël…Et pourtant, quelque chose émanait d'elle. Un parfum que je reconnaissais. Elle portait la même fragrance qui jadis provenait de mon ex-femme : elle sentait les emmerdes …

Mary Christmas avait tout : la classe d'Audrey Hepburn, le parfum de Natalie Portman, les yeux de Paul Newman …et le cerveau de Paris Hilton. D'où mon désespoir.Un miracle de Noël que cette dinde de Christmas ne glousse pas.
J'entrepris de la questionner patiemment (très patiemment) et , après avoir avalé trois xanax ,je finis par apprendre la raison de sa présence : elle était l'héritière d'une fabrique spécialisée dans les jouets et avait eu vent de rumeurs sur l'annulation de Noël. Consciente que son portefeuille pourrait devenir plus maigre que son Q.I (oui, même les ahuris ont des moments de grâce intellectuelle), elle voulait absolument être certaine que l'enquête aboutirait, et vite. Un empire financier lorgnait depuis un moment sur les entreprises de son père et elle avait peur que leurs faiblesses permettent que cet empire contre-attaque.

Je tenais peut-être une piste. Cet empire financier, le "Global Carrot Group", possédait un département orienté uniquement sur les fêtes de Pâques. Avait-il organisé la chute de Noël dans le seul but de déstabiliser certaines entreprises pour les racheter et imposer Pâques au monde entier ? Voulait-il éradiquer, dans un élan mégalo, un vieux bonhomme rouge qui sent le vin chaud bas de gamme par un lapin tout mignon et une petite poule inoffensive ? Je devais en avoir le cœur net avant que le chef ne me sonne les cloches !

En parlant de cloche, Miss Christmas me demanda de la raccompagner chez elle. Encore sous l'effet de mon triple xanax sans glace, je préférais la confier aux bons soins des agents Lecel et Lepoivre. Dans le même temps, je chargeais les agents Géloeil et Lebon de fouiner pour moi et de surveiller le domicile du "prix Nobel" qui venait de quitter mon bureau.

Quant à moi, je décidais de gagner un bar proche de mon petit nid douillet. Je déambulais seul. Seul dans une ville traumatisée et triste. J'avais besoin d'un verre. Je commandais donc une bière brassée avec savoir que je dégusterais sans sagesse : j'ai soif, j'ai pas le temps de philosopher comme un pilier de comptoir plus imbibé que Depardieu frôlant le coma éthylique. Je pensais avoir bien mérité ma Bush de Noël.

Si je m'attaquais au Global Carrot Group, sans preuve et avec juste des présomptions, je risquais de me retrouver dans le même état que lorsque j'avais enquêté sur un trafic de couches-culottes usagées : être dans la merde jusqu'au cou ! Ces pensées s'incrustaient dans mon esprit comme la saleté sous les ongles.

J'ouvrais ma porte pour tomber presque directement endormi sur mon sofa. Cette nuit-là, je fis un rêve étrange. Je m'appelais Noël et j'étais poursuivi par un Dark Vador nain. Son sabre tournoyait dans les airs et je n'avais pour me défendre qu'un bâton de réglisse géant…qui diminuait à mesure que je le mangeais.
Acculé dans un coin , le Dark Vador nain me fit une proposition :
-Rejoins-moi, et ensemble, nous dominerons la réglisse !
- Jamais ! Vous avez tué mon papa !
- Non. Je suis ton petit papa, Noël !
C'est à ce moment que je me suis réveillé. Avec une idée en tête…

Cette enquête me prenait le chou. J'avais la rage aux dents; les dents de l'amer. Mais j'avais un embryon de plan. Pour ça j'allais devoir prendre mon courage à deux mains, chose que je ne fais qu'à cloche-pied. Cependant, la faiblesse n'a jamais été mon fort.
J'allais m'infiltrer chez GCG en me faisant passer pour un ancien employé de chez Christmas Toys. Je ferai miroiter que je suis un employé mécontent au courant de pleins de petites choses utiles. Mais pour cela, j'aurai d'abord besoin d'une lettre de recommandation de Mary Christmas. L'idée de la revoir me fit frissonner d'effroi.

Arrivé devant chez elle, je pris mon temps avant de sortir de la voiture. J'avais rempli mon estomac de calmants, avait chargé ma conscience de courage et déchargé mon flingue de ses munitions. Inutile d'être tenté de mettre fin non pas aux souffrances de la belle mais aux miennes.

Géloeil et Lebon étaient en faction devant la porte d'entrée.
- Alors, on en est où ?
- Et bien chef…elle a de la visite.
- Tout le monde a le droit à une vie privée épanouissante Lebon, même les enfants de Rain Man.
- Oui mais là c'est…
- Et bien quoi ? C'est….?
-Je sais bien que je n'aurai pas du jeter un œil par la fenêtre. Mais vous savez..
- Ça va Lebon, j'ai compris. Vous êtes célibataire depuis un moment, je ne dirai rien dans mon rapport. Mais accouchez mon vieux !
- Et bien, la personne avec elle…c'est la mère Noël.

Par Fulchibar et St Thurgode réunis ! Je n'en croyais ni mes oreilles ni mes narines. N'avais-je pas reniflé sur elle l'odeur si particulière des ennuis ? Avais-je donc été si bête ? M'avait-elle sciemment lancé sur une fausse piste ? Joué à la fausse idiote mais à la vraie sa…tyre ? ( Avouez, z'avez tous crû que j'allais dire "salope" hein ? Et bien non, je refuse d'écrire ce mot ! Non mais ! ). La mère Noël, contrairement à son appellation, est une jeune fille d'à peine 19 ans qui n'a pas été très sage cette année. Toute cette histoire n'allait-elle servir qu'à faire disparaître Papa Noël de l'équation pour que Madame puisse s'envoler loin du pôle Nord sans passer par la case divorce ?

-Géloeil, t'as toujours ton appareil photo avec toi ?
-J'en ai même plusieurs patron !
- Passe moi le premier qui te tombe sous la main et…Mais nom de Dieu, qu'est-ce que c'est que ce truc ?
-Bin c'est mon grand angle patron. Il ne vous plaît pas ? C'est pourtant un modèle recommandé par les vendeurs comme le top du top pour les voyeu…euh, les amoureux de la nature.
- Ok, passe le moi, je te le rends vite.

(Note pour plus tard, surveiller les activités du futur prix Pullitzer de photographie. On sait jamais, je pourrais aimer ce qu'il y sur sa carte mémoire. Oh sergent Dreyfuss, quel coquin vous êtes.)

Apparemment, Miss Christmas et Madame Noël étaient fort proches. Je prenais la photo incriminante et l'envoyait par mail sur mon aPhone. Avec ce cliché, j'arriverais peut-être à obtenir un mandat. C'est à ce moment précis que je tombais dans les pommes : les calmants faisaient enfin effet. Ma dernière pensée fût que non, avaler toute la boîte n'était pas l'idée du siècle finalement…

Je me laissais dériver dans un univers onirique et cotonneux. Vers les années bénies où j'étudiais la théologie. C'est là que j'avais rencontré sœur Céline. C'est là qu'elle et moi avions conclu.
Conclu que non, le séminaire n'était pas un endroit pour nous. Dans notre fuite, j'apprenais que son nom de baptême était Vulfégonde (tu m'étonnes qu'elle soit rentrée dans les ordres tiens, quelle espèce de malade appelle sa fille ainsi ? ).
Je n'avais jamais compris comment elle se débrouillait pour marcher en laissant penser que le sol était plus souple sous ses pieds que sous les miens. Et Dieu, qu'elle était belle…belle comme la femme d'un autre.

Le réveil a été brutal. En lieu et place d'une nonne fugueuse tout droit sortie d'un film hollywoodien pour midinettes, je me retrouvais nez-à-nez avec mes agents de terrain…qui avaient quitté leur poste pour me secourir. Devais-je les engueuler ou les embrasser ? Je décidais de régler une question plus importante : pourquoi diantre étais-je habillé en en clown ?

C'est alors que je voulais avoir une réponse que je me suis réveillé, pour de bon cette fois.
-Patron, j'ai bien crû qu'on allait vous perdre. J'ai du vous faire du bouche-à-bouche.
-Doublement merci Lebon…pour ta sollicitude et ton chewing-gum à la fraise des bois ! Du nouveau pendant que je comatais ?
- Rien de rien, tout baigne dans l'huile boss. Ah si, y a un camion de déménageurs qui a apporté un gros paquet. Il faisait du bruit mais quand j'ai posé une question, on m'a répondu que ça ne regardait pas les poulets et j'ai laissé filer.

L'incompétence crasse de mes agents me donnait paradoxalement l'opportunité d'agir sans devoir quérir un mandat ! En effet, je soupçonnais nos deux criminelles en jupons et petites dentelles rouges de vouloir éliminer les témoins gênants. Silencieusement, j'approchais de la porte d'entrée. Celle-ci n'était pas fermée à clé. Je sortais mon arme et glissais un chargeur.
-Géloeil, garde la porte. Lebon, avec moi !

Nous avancions dans le noir à pas feutrés.
-Dis moi , Lebon…les déménageurs ne sont pas partis n'est-ce pas ?
- Comment le savez-vous patron?
- Une intuition. Et leur camion est toujours garé sur le côté.
- Vous êtes observateur boss.
-C'est pour ça que je suis boss. Comment étaient charpentés nos hommes au fait ?
- Des armoires à glaces patron.
-Mmmm. Très bien. Tu restes en bas. Je monte. Si tu vois quelqu'un descendre en courant, laisse le passer, ça sera surement moi !

Inutile de jouer au cow-boy. Je ne l'ai jamais été. En revanche, je suis un sacré cavaleur. Néanmoins, avec les fêtes, tout ça, un acte de bravoure aussi brillant que stupide me vaudrait peut-être une médaille en or. Je sortais alors mon flingue de secours, un ancien modèle de revolver à alarme reconverti en modèle d'assaut. Une alarme fatale !

-Wow patron ,pourquoi deux flingues ?
-Parce qu'un seul ne suffit pas !
C'est alors que je sentais le poids des armes me redonner du courage que j'ai eu l'idée la plus lumineuse de ma carrière. Sortir de la maison et appeler l'équipe tactique. Elle investirait la maison, ferait le travail et je serais l'homme qui a mis toute l'opération sur pied ! Du pur génie !
20 minutes plus tard, alors que ça pétaradait dans tous les coins, je prenais un café crème bien mérité près du fourgon de ravitaillement. Ne rien faire m'avait exténué, c'est tout un art de ne pas en foutre une vous savez ! Ah, j'aime quand mes affaires se déroulent sans accro.

L'équipe avait sauvé Papa Noël. Il était retenu à la cave, enguirlandé comme un arbre des fêtes de fin d'année, un châtiment ironique sans doute.
Nos deux comploteuses en herbes avaient tout avoué : elles s'étaient rencontrées l'année dernière à un colloque sur les jouets issus du commerce équitable. Amoureuses folles, elles avaient voulu balayer tous les obstacles. Joseph Saint s'était avéré être un acteur minable du nom de Jude As. La fortune de Christmas avait permis de falsifier ses papiers d'identités.

C'est ainsi que votre serviteur a sauvé les fêtes de Noël . Ne me remerciez pas, je n'ai fait que mon devoir. Mais si vous tenez vraiment à me remercier, mon compte en banque est le 777-998766-777.

mercredi 11 septembre 2013

50 nuances d'engrais.

Attention, l'article suivant a autant pour but d'être sérieux que complètement barré lorsqu'il s'agit de critique pure. Vous qui cherchiez un article fin et subtil, abandonnez tout espoir. Pour les ouverts d'esprit, bon amusement !

Fifty Shades of Grey (traduit chez nous par 50 nuances de Grey, ce qui ne veut rien dire puisqu'on perd le double sens du titre ) est le nouveau Twilight. Une "œuvre" littéraire vide et sans âme mais, comme le public à ovaires  a grandi et découvert son corps (un peu ou beaucoup), on saupoudre le tout d'une dose de sexe. Attention, du sexe Bondage Sado-Maso parce que le but reste toujours le même dans ce genre de littérature : faire rêver tout en poussant à ne pas consommer ! Redoutable mécanique pudibonde de l'Amérique puritaine ayant tendance à contaminer notre esprit frondeur d'Européen décomplexé.

Bref, devant le succès de ce machin, les studios de cinéma ont décidé de l'adapter.
Personnellement, je m'en branle !
D'ailleurs en parlant de ça, l'industrie X californienne l'a déjà adapté avant tout le monde sous forme d'une parodie porno !

C'est d'ailleurs une affaire truculente voire succulente ! Aux USA, une parodie porno échappe vite aux poursuites sur les droits d'auteurs grâce à son statut de parodie justement (personne n'a attaqué la série Hot Shots ou Naked Gun pour contrefaçon, c'est pareil dans le X mais avec des scènes osées en sus ! ). 
Sauf que cette parodie a été attaquée pour plagiat par Universal, détenteur des droits d'adaptations pour le cinéma. 
En effet, toute l'intrigue reposant sur le cul de l'héroïne, une parodie X coupe vraiment l'herbe sous le pied des studios Universal qui, pour des raisons légales, ne pourront, pourtant  tourner qu'une version soft expurgée de tout le stupre de la chose ! (bon, pour l'aspect sérieux, c'est fini !). Universal a les boules et le montre, enfin presque !

Ana , jeune et jolie (oui, comme le film de François Ozon, le même Fraçois Ozon qui déclare que "faire la pute" est un fantasme féminin courant et répandu.Si si,là je suis sérieux en vous racontant ça.Quelle image il doit avoir chez les filles de sa famille maintenant. ) rencontre le riche et "un-peu-plus-âgé-mais-ça-se-verra-presque-pas-à-l-écran" Christian Grey. C'est le coup de foutre …euh le coup de foudre !
Mais Mr Grey, parce qu'il a eu une enfance traumatisante (ouin ouin ma mère était une pute et son mac me battait. Déjà petit, si son Mac te battait, fallait attaquer Apple ou Steve Jobs, tu serais encore plus plein aux as! Ensuite, grandir dans un bordel, ça peut aussi donner des Don Draper, c'est déja un autre niveau!) a des goûts bien particuliers en matière de sexualité. Mais par amour, Ana va apprendre à aimer le BDSM. Ah, l'amour, ça vous faire de ces conneries quand vous êtes jeunes…




Ana est incarnée par la jolie plante Allie Haze, que l'on avait pu découvrir dans le plus simple appareil dans des films tels que Viol au dessus d'un nid de cocus,Missionnaire : Impossible , Harry Peloteur et la croupe de feu, Le trésor de Braquemart le Rouge ou encore Accroche toi aux rideaux que je te tringle! Cette jeune actrice est tout bonnement ha-bitée par son rôle.
On la sent réellement pénétrée par son personnage et celui de son partenaire à l'écran ! Partenaire qui, malgré le charisme d'une huître, se lance dans un véritable élevage de moules !

Jeune, jolie et dotée d'une longue langue ! Elle va faire carrière longtemps elle !


La réalisation est bien entendu sans saveur ou originalité et le directeur photo est aux abonnées absent : nous sommes en territoire bien connu, pour les territoires verges …euh vierges, il faudra repasser, ce n'est pas encore la révolution qui légitimera ce genre de cinéma. Reste que le tout est assez bandant si l'on est réceptif à ce genre de sexualité (perso, ça m'en touche une sans remuer l'autre, syndrome de la demi-molle ou de la demi-dure selon comment vous voyez le verre ).

Fait étrange, un commentaire audio accompagne les pistes sonores du blu-ray et nous offre des anecdotes de tournages ou de production surprenantes! Ainsi, les producteurs ont sciemment choisi de réduire le nombre d'orgasmes de l'héroïne parce que, et je cite, " Même pour un porno, ça aurait fait trop chiqué ! " ou encore la réécriture totale des dialogues par un scénariste ougandais chevronné parce que, et là encore je cite, "Même pour un porno, il y avait un certain niveau qualitatif à atteindre pour que les acteurs ne se mettent pas à rire de leur texte" ! Incroyables aveux !  Plus négligeable, nous apprendrons aussi le nombre de préservatifs utilisés pour une seule scène ou encore que l'acteur principal a été repéré à Broadway dans une pièce de Shakespeare : Sodothello !

dimanche 1 août 2010

Faux Contact.

Il y a en Belgique un programme télévisuel de sécurité routière qui existe depuis plus de 20 ans et qui est une institution : Contact. Présenté par un véritable membre de la Police,cette émission des plus sérieuse s'attarde sur les nouveautés du code de la route,pour que l'usager reste à jour. Un comédien Belge, feu Manu Thoreau,avait parodié cette émission. Il campe un inspecteur de police méchant,parfois bête,toujours drôle et à la syntaxe des plus étrange. Si Faux Contact est bien connu des téléspectateurs belges,il en va autrement des spectateurs français en général...Alors,pour tous mes lecteurs voici l'occasion de voir ou de revoir un moment de belgitude!

Bonne route !

















dimanche 9 mai 2010

Campbell...Bruce Campbell !

Dans une petite ville perdue dans un des trous du cul de l’Amérique, une bande de jeunes dévergondés en quête d’un peu de luxure adolescente libèrent par inadvertance Guan Di,le dieu chinois de la guerre et protecteur du Tofu ! Guan Di déambule la nuit et trucide les descendants des responsables d’un accident de mine ayant couté la vie à des ouvriers chinois au 19é siècle. Et pour combattre ce démon,ils n’ont rien trouvé de mieux que de kidnapper Bruce Campbell,inoubliable Ash de la trilogie Evil Dead alors en plein tournage de son nouveau film,une série Z, Cavealiens 2 !

Le film est réalisé par Campbell himself qui ne tombe pas de la narcissisme. Il n’oublie pas qu’il a essentiellement fait carrière dans la série B et de nombreux clins d’œil ou de références à sa carrière font mouches dans le film. Au début, Bruce pense être face à un jeu de rôles géant dont il est le héros puisque son agent (Ted Raimi, qui cumule trois rôles dans le film) lui avait promis un cadeau d’anniversaire mémorable. Il se prend pour le roi de la ville jusqu’au moment où il réalise que la menace est réelle…et là il révèle la poule mouillée qu’il est, dans un déluge d’humour amoral et noir. Les séquences de tueries sont des parodies de ce qui se fait toujours dans les films d’horreur,à tel point qu’on se met à avoir un grand sourire en se disant « tiens ,celui-là il sait qu’il y a un tueur mais il se balade quand même tout seul. Il mérite vraiment de crever. » ,et ça ne manque pas !

My Name is Bruce n’en est pourtant pas parfait,mais en ne tirant pas en longueur (à la différence de beaucoup de comédies américaines) il permet de passer un agréable moment pour les zygomatiques. Les bonus du DVD quant à eux ne prennent pas grand-chose au sérieux et c’est tant mieux !

jeudi 1 avril 2010

Alléluia

Depuis plusieurs années,les amateurs de comics achètent des publications estampillées Panini Comics car cette compagnie vendeuse d'autocollants détient un quasi monopole dans nos régions sur ce média. Quelques éditeurs arrivent à braconner sur leurs terres mais un seul a une vraie reconnaissance des lecteurs : Delcourt. Hors suite à la crise financière ,et pour échapper à la ruine, les éditions Delcourt ont procédé a une augmentation de capital….ce qui vient de leur permettre de ‘’s’offrir ‘’ le catalogue des séries Vertigo de l’éditeur DC comics ainsi que toute série scénarisée par Neil Gaiman (et que cela soit chez Marvel,DC ou autre !). L’avenir ne vous semble-t-il pas un peu plus radieux maintenant ?

mercredi 3 février 2010

Le monde selon lui.


Jerry Seinfeld est un humoriste américain qui a eu les honneurs de la télévision durant les années 90. Sa sitcom, sobrement intitulée Seinfeld, a été l’une des plus suivies tout au long de 9 saisons,d'ailleurs disponibles en DVD.
Durant les premières saisons, chaque séquence était précédée d’un morceau de sketch de l’humoriste. Ce sont ses morceaux (et bien d’autres) qui sont réunis ici. En effet seuls 15% grand max du livre ont été cités dans la série, le reste est du pur inédit. De l’inédit qui vacille entre le franchement hilarant et le sourire (large) aux lèvres. Jerry Seinfeld nous parle donc des petites choses de la vie sous un angle toujours amusant et ô combien réaliste. Le grand art de nous faire remarquer ce qu’on savait ou d’ont on se doutait déjà mais qu’on ne voyait pas comme ça, dans des sujets divers tels que les relations hommes-femmes,l’hygiène,etc…tout y passe dans la joie, la bonne humeure et absolument aucune morale.