vendredi 13 novembre 2009

On dirait le Sud....

Edgar Freemantle a eu un grave accident et depuis sa vie est bouleversée. Un bras en moins,un divorce..il n’en faut pas plus pour qu’il décide de prendre du recul et il se retouve sur Duma Key,petite île de Floride où son talent enfouit de peintre va s’éveiller.

Stephen King s’attaque aux affres de la création artistiques avec ce roman dont la première partie est un véritable drame psychologique consacré à la renaissance du héros. Son style fait mouche et dépeint les protagonistes avec doigté et justesse. Ensuite,le roman glisse lentement mais sûrement vers du fantastique d’ambiance mais laissant apparaitre de ci de là une menace glaciale ,une présence étrange. Le tout avant de sombrer dans l’horreur dans la dernière partie de l’histoire. D’aucun reprocheront à King d’avoir sacrifié un roman psychologique sur l’autel de l’horreur ,son fond de commerce. Mauvaises langues que ceux-là,toute la transition vers l’horrible se fait lentement et en douceur comme une progression logique. Les fans purs et durs trouveront sans doute que l’élément fantastique et le suspense apparaissent trop tard ou arrivent comme un cheveu sur la soupe,mais en mêlant le drame,la mélancolie et la tristesse à des vrais morceaux de joie et de peurs King livre un nouveau roman dont il est difficile de se défaire avant d’avoir lu la dernière phrase. Un roman qui ne révolutionnera pas son œuvre, certes, mais qui prend aux tripes !


ps: j'ai choisi la couverture américaine qui me paraissait plus proche de l'esprit du roman que la couverture française.

2 commentaires:

Neault a dit…

Très belle cover d'ailleurs.
Je ne l'ai pas encore lu mais ça sera un passage obligé, forcément.

Geoffrey a dit…

Oui je trouve aussi :)
la française est belle aussi mais elle ne reflétait pas,à mon sens,l'esprit un peu surréaliste qui émane des peintures du héros de l'histoire.