David Gemmell est un auteur de fantasy dont le premier roman avait fait grand bruit à sa sortie outre-manche en 1984 : Légende. Pas tant par son scénario que par sa maitrise des scènes d’actions (nombreuses) du roman. En effet sa plume était à la littérature ce que la caméra de John McTiernan ou de Peter Jackon est au cinéma.mercredi 8 avril 2009
Un, Deux, Troie !
David Gemmell est un auteur de fantasy dont le premier roman avait fait grand bruit à sa sortie outre-manche en 1984 : Légende. Pas tant par son scénario que par sa maitrise des scènes d’actions (nombreuses) du roman. En effet sa plume était à la littérature ce que la caméra de John McTiernan ou de Peter Jackon est au cinéma.mercredi 1 avril 2009
Buffy: le film.
Joss Whedon vient de l'annoncer outre-atlantique. Après avoir terminé les histoires de Buffy et Angel en comics, il se lancera dans la réalisation d'un long métrage consacré à ses héros de la nuit.Nous retrouverons donc toute la bande de Buffy et d'Angel dans un film dont Whedon affirme qu'il repoussera les limites des genres. Et oui des genres au pluriel car ces séries ont eu droit à tout: action,comédie musicale,etc... c'est donc un film somme de ces influences que le grand Joss nous proposera. Et il en aura les moyens puisque le budget semble pharaonique : 350 millions de dollars,plus que pour Superman Returns de Bryan Singer mais il est néanmoins à craindre que beaucoup de cette somme ne tombe dans les poches de Sarah Michelle Gellar qui ne voulait plus entendre parler de Buffy mais à Hollywood le porte-monnaie peut tout.

Peu de choses ont filtré sur le scénario mais Universal annonce par communiqué de presse que l'histoire verra intervenir des monstres légendaires en raisons de leur appartenance légale au studio. Studio qui racheta les séries de Whedon à la Fox comme à l'époque de Firefly pour lui permettre de conclure sa grande saga comme il l'entend et comme il se doit. Nous pourrions donc bien assité à la version réussie de Van Helsing,surtout quand on sait que Whedon a fait appel à Jonathan Nolan et JJ Abrams pour l'épauler dans l'écriture de ce qui s'annonce être un ovni mainstream cinématographique. Mais on a le temps,la sortie n'est pas prévue avant le 22 novembre 2012.
samedi 28 mars 2009
Southland Tales.

C’est ainsi que finit le monde
C’est ainsi que finit le monde
Pas sur un Boum, sur un murmure. (T.S Elliot)
Richard Kelly est un sadique. Après nous avoir surpris et tarabiscoté le cerveau avec « Donnie Darko » il nous a fait languir longtemps avant de nous offrir un nouveau film. Certes il avait présenté ce dernier à Cannes en 2006 mais l’accueil mitigé (c’est un euphémisme) du public lui avait fait revoir sa copie. Et seul le scénario de « Domino » de Tony Scott était venu nous rappeler que, non , l’homme n’était pas mort. Passant directement par la case DVD,le film risque de ne pas se faire connaître autant que son aîné. Et alors l'OVNI le plus bandant de ces dernières années passera inaperçu...
Car une fois encore il nous livre un film dont le genre n’est pas certain, situé quelque part près de la science-fiction, du fantastique ou encore de l’uchronie . Mais jugez plutôt.

Le 4juillet 2005,une ville du Texas (je doute, avec W.Bush comme président de l’époque que le choix de l’état soit fortuit) est attaquée à la bombe atomique. Cet attentat plonge le monde dans la 3éme Guerre mondiale. Le cauchemar orwellien se met alors en place dans une vision à la Philip K.Dick. Irak, Iran, Syrie, Corée du Nord, Afghanistan…deviennent le terrain de jeu de l’Oncle Sam et pour avoir assez de troupes ,la conscription est rétablie.
Le pétrole n’arrive plus aux USA. Une nouvelle source d’énergie basée sur le mouvement des marrées est mise en place. C’est dans cet étrange monde,en l’été 2008, que vont se croiser une star de film d’action amnésique, une ancienne star du porno ,un flic et son jumeau et une horde de néo-marxiste bien décidée à influer sur le résultat des élections à venir. Cela vous semble tordu ? C’est le but avoué du réalisateur qui a décidé de ne pas vous mâcher le travail, à vous de mettre de l’ordre et de trouver un sens à ce puzzle filmique des plus prenant (d’ailleurs en divisant son histoire en chapitres et en nous faisant sauter les 3 premiers,Richard Kelly nous dit d’entrée de jeu que nous n’aurons sans doute pas toutes les clés pour comprendre).
Sur 2h20 de métrage on ne s’ennuie pas tant on est absorbé dans cet univers parfois étrange, absurde mais ô combien familier et réaliste car c’est aussi le soucis du détail qui nous plonge de plein pied dans « Southland Tales » et qui dégage une ambiance dont on ne peut ni ne veut s’échapper,le film nous hantant bien après la fin et appelant à une seconde vision où notre esprit aura remis un peu d’ordre et tenté de décrypter ce foisonnement de détails pour appréhender ce second visionnage (qui,à n'en pas douter, en appelera un troisième,etc...).
L’autre surprise est à chercher du coté du casting : Dwayne Johnson alias the rock,habitué des films d’actions, est ici employé comme véritable acteur et démontre que sa palette de jeu ne ne limite pas à cogner et à tirer à tout va sur les gens…un jeu élargi que l’on retrouve chez Sean William Scott qui était cantonné à des rôles de débiles obsédés sexuels jusque là (American Pie) et qui joue un double-rôle essentiel à l'intrigue, Sarah Michelle Gellar qui, en bimbo blonde ex-star du porno , excelle et nous rappelle que ça fait trop longtemps qu’elle n’a plus eu de bons rôles au cinéma (à part Cruel Intentions et The Grudge) et qu’elle sait jouer autre chose que Buffy. Et cela pour citer les personnages les moins déglingués.
Plus qu’un film : une expérience.


jeudi 19 mars 2009
The Old Kingdom.

L’auteur Garth Nix est australien. C’est peut-être ce qui explique qu’il fallut un certains temps avant de le voir publié dans nos vertes contrées. Il est pourtant tout aussi talentueux que d’autres auteurs anglo-saxons mais anglais ou américains ceux-là. En 1995 il publie un roman de Fantasy qui ne devait être qu’un one-shot mais le succès (et la pression des éditeurs) lui feront écrire deux suites en 2002.
Sabriël est une jeune fille qui étudie dans une école d’Ancelstierre,un pays qui rappelle beaucoup l’Angleterre du début du XX éme siècle. Le pays est délimité au nord par un mur le séparant de l’Ancien Royaume, un endroit ou règne encore la magie ,où les saisons sont différentes et surtout où la technologie venue d’ailleurs se désagrège très vite. Son père, Abhorsën (qui est autant son nom que sa fonction) , l’a placée loin de ce lieux pour sa protection. Ce dernier est le seul nécromancien à œuvrer pour le bien dans le royaume mais lorsque ce dernier disparaît, Sabriel décide de partir à sa recherche.
Avec un tel synopsis on serait tenté de penser qu’il s’agit d’un roman d’initiation voguant sur le phénomène Harry Potter…et ça serait se tromper. Ici le manichéisme est presque absent,il est bien question du bien contre le mal mais avec des personnages plus flous moralement et mieux cernés psychologiquement. Le folklore magique de ce monde est d’ailleurs assez morbide puisque les principaux adversaires sont des nécromanciens et il n’est dés lors pas rare de voir ces derniers faire appels à des morts-vivant bien vicieux pour accomplir leurs basses besognes. Les armes face à de telles créatures sont également étonnantes : 7 cloches de taille diverses dont chacune par son son provoque un effet différent sur les êtres revenus de la mort …mais aussi sur l’utilisateur si il n’y prend pas garde. Elle sera accompagnée de Mogget, un chat blanc parlant (en réalité un démon ,retenu sous cette forme par une réplique miniature de l’une des cloches susmentionnées, et qui sert les Abhorsën depuis des lustres). Le roman est aujourd’hui réédité dans une collection jeunesse uniquement parce que l’héroïne n’est pas une adulte semble-t-il. Ce qui est des plus regrettable surtout quand l’on sait que la première édition était publiée dans la défunte collection Millénaires de « J’ai Lu ».

Deux livres donc font suite à "Sabriël" . Liraël et Abhorsën. Cependant il semblerait plus juste de parler d’un seul roman coupé en deux (un peu comme les deux derniers volets cinématographiques de Matrix).
Alors oui elle va partir à l’aventure et sera également suivie par un animal parlant (une chienne dans ce cas-ci) mais la différence de taille se fera dans le nombre de personnages l’accompagnant et l’approfondissement de la mythologie de l’Ancien Royaume…et d’un style littéraire plus affirmé que sur le premier tome de la trilogie.
Bien que classique, le déroulement de l’histoire nous tient pourtant en haleine et offre de belles heures de lectures.
Dans le même genre (c'est-à-dire les livres soi-disant pour la jeunesse mais qui ont toutes leur place chez les adultes on peut citer la trilogie « A la croisée des mondes « qui fut d’ailleurs rééditées dans la collection Folio SF,collection pour adultes ! ).
mardi 17 mars 2009
C'est la bêbête qui vole qui vole...de nuit.
Double ration de Chauve-souris pour cet article. Et l’on commencera par l’album le plus fin en nombres de pages : Batman : l’île de Mr Mayhew. Un récit qui prend ses racines dans les années 60 puisque Batman y découvrait les « batmen » du monde entier. Certes ce genre d’histoire semblerait bien kitsch de nos jours mais elle fait néanmoins partie du passé de Batman, et si cela est bien exploité il y a moyen de faire une bonne petite histoire. Ce que Grant Morrison a fait, avec JH Williams III aux dessins.



PS: JH Williams III assurera les dessins de Detective comics,prenant place après Batman R.I.P,le héros (enfin l'héroïne!!!) sera Batwoman et le tout sera scénarisé par Greg Rucka...je ne sais pas vous mais cela me fait le même effet que d'avoir un Bendis ou un Brubaker sur Daredevil. Bref l'équipe créative choisie est idéale pour concurencer le Daredevil de Marvel.Mais nous y reviendrons en temps voulu.
mercredi 11 mars 2009
Ya p'us d'saison m'petiau.
Ainsi en avril nous aurons 3 films dont les studios espèrent qu’ils feront carton plein : Knowing de Alex Proyas (I,robot , Dark City) avec Nicolas Cage qui tentera de sauver le monde avec l'aide de Rose Byrne,Dargon Ball evolution (quelle évolution ? au vu de la bande-annonce c’est une involution ! et la plus grosse trahison du materiau original depuis...bah je sais pas, tant ça remonte loin) et enfin bien sûr Wolverine,le spin-off de la saga X-Men. On le voit,le dérèglement climatique touche tout de nos jours !


En Mai,vois ce qu’il te plait.

Et une semaine plus tard c’est encore du lourd qui débarque avec Anges et Démons,la suite cinématographique du grand nanar de 2006,j’ai nommé le Davinci Code. Il est amusant de constater que le roman à la base de ce film est en fait sorti avant le Da vinci Code…bref ça aurait dû être un prequel et Hollywood en a fait une suite (ça y est j’ai mal la tête). Pourtant le casting de Anges et Démons est intéressant avec la jolie actrice israélienne Ayelet Zurer (la femme de Eric Bana dans Munich) et Ewan McGregor qui rejoignent Tom Hanks, qui a eu la bonne idée de se couper les cheveux sur cet opus. On retrouve Akiva Goldsman comme scénariste lui qui était déjà responsable du précedent mais il a été rejoint par David Koepp (Jurassic Park,Lost World,War of the worlds..comme scénariste et réalisateur-scénariste de Fenêtre secrète, Hypnose..) bref il se peut qu’il sauve les meubles mais j’ai peu d’espoir. Bah au moins la bande-originale est toujours signée Hans Zimmer donc ils sont certains au moins de me vendre le disque.

En juin, ce sera bien.

Le 24 Juin c’est le grand retour de Michael Mann (la forteresse noire,Heat,Miami Vice,The insiders,…) avec Public Enemies,l’histoire du bandit John Dillinger (Johnny Depp) et de l’agent du FBI qui l’a coincé (Bale). Mann semble tenté de refaire Heat dans les années 30 tant les imilitudes sont nombreuses : un bandit,un flic,deux grosses têtes d’affiches,le directeur photo Dante Spinotti,le compositeur Elliot Goldenthal…bref ça sent bon !
En Juillet et en Aout : pas de violence c’est les vacances !
En juillet l’overdose nous guettera : entre State of play le thriller politique qui réunit Russel Crowe et Ben Affleck,Transformers : revenge of the fallen de Michael Bay,Harry Potter 6,Pelham 123 de Tony Scott et Ninja Assassin de James McTeigue (le réalisateur de V pour vendetta) avec….John Michael Straczinsky au scénario ! Le mois sera bien rempli ! Par conte le porte-feuille de ceux qui iront tous les voir subira le contraire!



Bref pour passer le temps de ce « long summer » les studios ricains ont pensé à pas moins de 9 gros films…et c’est sans compter sur les autres films au budget plus réduit dont le but ne sera pas de nous en mettre plein les yeux. Et comme ma grand-mère le dit si bien,si on envoyait pas des fusées et des avions dans le ciel et bien les saisons seraient normales et l’été commencerait pas en avril. Du coup je me pose la question : Hollywood a-t-elle payé La NASA pour pouvoir vendre plus de blockbusters ???
mardi 10 mars 2009
L'aventure a un nom .
C’est durant ces vacances que Spielberg fait part à son ami son envie de réaliser un James Bond. Lucas lui propose alors bien mieux : un film d’aventure dans l’esprit des pulps des années 30 (comme pour Star Wars on notera que Lucas aime mélanger culture populaire et culture plus classique). Le reste appartient à l’histoire…
Les aventuriers de l’arche perdue (Raiders of the Lost Ark).
Ce premier film marque l’entrée dans le club des réalisateurs bankable et fiable,en effet c’est la première fois que monsieur ne dépasse pas le budget ni le nombre de jours de tournage. Il semblerait qu’on ne rigole pas sur ces choses avec George Lucas le producteur ! Et c’est tant mieux. Mieux encore, en prenant le film pour une série B, Spielberg en fait un film fun et sans prise de tête loin d’une intrigue qui aurait pu être pompeuse (et pompante) en mélangeant ainsi Nazi,archéologie,mythologie,etc… le réalisateur s’amuse et c’est contagieux. Il signe ainsi une sorte de croisement entre James Bond (qu’il ne réalisera jamais) pour l’aspect série B et Tintin (qu’il voulait réaliser depuis longtemps et qu’il est sur le point de faire d’ailleurs avec l’aide de Peter Jackson) pour l’ambiance.
Le film marque alors une génération entière et l’influence de celui-ci se sent encore de nos jours dans des films comme « La Momie » qui est son parent le plus proche.
Lucas et Spielberg casse un peu l’image propre sur lui de notre bon vieil archéologue : un coté macho ultra-prononcé ( la fille ne sert qu’à lui amener des emmerdes depuis qu’il l’a rencontrée..heureusement pour Spielberg ce rôle lui fera rencontrer sa future femme) tant il est persuadé d’être irrésistible (son coté Bond !) , des dialogues qui nous apprennent également que les activités d’aventurier de Jones à travers les années ne lui ont pas toujours valu une bonne réputation (on parle de pillages) , le héros passe même du coté obscur de la force à un moment du film.
Indiana Jones et la dernière croisade (and the last crusade).
Jones se lance dans la quête du Graal mais c’est surtout un prétexte pour repartir en quête de son père incarné par un magistral Sean Connery.
Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal (and the kingdom of the crystal skull ).

Les rapports père-fils sont ici inversés et la découverte de la paternité renvoie presque à une autre œuvre de Lucas : L’empire contre-attaque ! les pères et les fils cachés sont donc une obsession chez le père George.
L’affiche elle-même annonce la couleur en s’inspirant de la composition de celle de la Dernière Croisade (alors que la pré-affiche était par contre orientée « temple of doom » et donc un brin mensongère puisque le coté sombre de la saga est loin derrière, enterré pour ne plus réapparaître).


















