mercredi 17 novembre 2010

Avatar 1.3

Je sais,depuis un mois je n'ai presque parlé que de cinéma,de blu-ray et de perfection d'images. Promis ce mois-ci c'est mon dernier article sur le sujet (mais est-ce ma faute si les distributeurs et les studios de cinéma ont décidé de passer à l'action? De m'envoyer tant et tant de tentations que je n'ai pu qu'y céder pour m'en délivrer ?).

Alors, voici venur Avatar de James Cameron dans sa version "étendue",soit une durée totale de 2h58! Je ne reviendrais pas sur l'avis que j'ai de ce film et que vous pouvez lire ici.

Tout d'abord au niveau de l'image c'est bien simple : vous n'avez jamais rien vu de tel depuis…bin Avatar justement. Lorsqu'en avril était sorti la version salle en blu-ray,le travail de compression de l'image était à tomber par terre et à la renverse ! Aucun bonus n'avait été inclus sur le disque pour que le film puisse profiter de toute la place disponible. Dans la nouvelle version il fallait faire cohabiter 3 versions (la version salle, la version édition spéciale et cette extended cut). Et bien par Dieu tout puissant le rendu final est tout aussi époustouflant. Encore une fois les techniciens ont retroussés leurs manches pour offrir le meilleur de l'image. Le son n'est pas en reste puisque le remixage promis se fait sentir : moins agressive qu'auparavant, la bande-son en ressort grandie, nous faisant profiter bien mieux de divers éléments sonores. Le diable est dans les détails. La perfection aussi !



Les scènes rajoutées bien sûr ne changent pas fondamentalement l'histoire mais elles apportent des réponses à des questions laissées en suspend (l'état de la Terre,qu'est-il arrivé à l'école de Grace,etc…) ou développant certains points de l'histoire. En plus de ces ajouts massifs,on peut trouver en de multiples endroits des ajouts plus discrets de quelques secondes qui renforcent encore un peu l'ambiance de Pandora. Une fois le film finit ce sont les bonus copieux qui nous attendent sur deux autres disques : le making-of,signé Laurent Bouzerau (les making – of pour les dvd's de Spielberg c'est lui…et ce sont les seuls qui se regardent sans coupure tant ils sont fluides) tend un peu trop à cirer les pompes de Cameron ,le roi du monde revient au cinéma de fiction après 12 ans d'attente et tout le monde s'extasie, un peu lèche-botte mais humain. Ensuite viennent les 45 minutes de scènes coupées/alternatives (qu'il faut 1h pour regarder car des images non-inédites s'intercalent souvent dans ses séquences,ce qui allonge la durée de visionnage.Ou alors c'est carrément la jaquette qui se goure). Les effets visuels des scènes ne sont pas terminés (et Cameron avait avoué en interview qu'il fallait environ 1 million de $ pour finir une minute d'effets spéciaux) mais on en vient à rêver qu'une jolie somme soit réinjectée dans ce film car on se demandera toujours après visionnage pourquoi ces scènes furent écartées. En résumé si vous n'avez pas encore vu/ ou cédé à l'achat du premier blu-ray,Avatar édition collector est fait pour vous. Si vous n'avez pas aimé le film en salle par contre ce n'est pas cette version longue qui vous convaincra.

mardi 16 novembre 2010

Ca$h ou pas Ca$h ?

Largo Winch est de retour dans un 17me album (et donc une 9me aventure puisqu'il faut 2 albums pour 1 histoire…j'espère n'avoir perdu personne en route avec les maths).

Alors que Largo pensait passer un week-end tranquille, un ancien collaborateur du "Groupe W" est assassiné. Plus tard le meurtrier trouve la mort sur le parvis du tribunal. La Police et le FBI soupçonne Largo d'avoir commandité les deux meurtres pour couvrir d'étranges transactions financières. Largo fuit donc pour prouver son innocence et se rend en Suisse enquêter sur ces étranges flux et reflux financiers. Basiquement rien de bien neuf pour Largo Winch, tel James Bond ses aventures commencent par se répéter. Mais la formule a toujours marché et cet opus relève même un peu le niveau des derniers albums. Il faut dire que Van Hamme n'a pas son pareil pour mettre son héros dans des situations rocambolesques. Situations qui lui tombent sur le coin de la tronche à un rythme soutenu. Si échapper au FBI est facile à décrire, les crimes financiers c'est autre chose et beaucoup d'auteurs rendraient ça incompréhensible…pas Van Hamme. Largo Winch est une série didactique puisque la vulgarisation des procédés du monde de la finance sont légions dans cette série et comme l'on n'est pas face à un économiste qui tente de nous brouiller l'esprit mais face à un auteur qui sait de quoi il parle et qui tente de rendre sa série lisible et bien les diverses subtilités boursières et autres paraissent soudain limpides et claires comme de l'eau de roche. Un petit tour de force qui se répète à chaque album et qui, rien que pour ça, rendrait presque Largo Winch comme lecture obligatoire. Mieux, il s'agit ici du premier album à posséder 4 pages de plein texte (sous formes de mémo ou d'interview) qui expliquent de manière claire comment la crise financière a éclaté et comment le Groupe W a su s'en tirer mieux que les autres (faut dire qu'avec un patron qui accepte de perdre de l'argent pour sauver ses employés ça doit être plus simple qu'ailleurs).Et comme toujours on retrouve de l'humour et des jolies filles au fil des pages. James Bond je vous dis !

Le dessin de Philipe Franck est toujours un régal. Ciselé, énergique et profitant d'un découpage dynamique. Un véritable enchantement pour les yeux (d'ailleurs si vous utilisez bien vos yeux vous trouverez Van Hamme lui même dans la peau d'un personnage important et une allusion aux comics traduits chez nous,bonne chasse!).

Enfin pour l'anecdote, il s'agit ici de noter que Largo Winch n'est plus édité sous le logo Repérages/Dupuis mais juste Dupuis. Pourquoi un tel changement,mystère! Mais la série n'a pas perdu son âme ou son punch (au contraire elle en a gagné!) avec ce changement soudain de collection!

lundi 15 novembre 2010

It Still Does McFly !

Nom de Zeus, elle est là. La trilogie "Retour vers le futur" vient de débarquer en blu-ray. Et le voyage dans le temps n'a jamais été aussi beau. Pourtant la crainte est grande quand le premier film débute. L'image baveuse et granuleuse du logo Universal n'est pas là pour nous rassurer. Et puis soudain le film commence, les images se mettent en mouvement et il devient dés lors impossible de soustraire son regard de l'écran.

Le travail de restauration de l'image est exemplaire. Les couleurs sont éclatantes, chaudes mais sans jamais modifier le souvenir que l'on avait des films auparavant. Tout comme sur les "Alien" l'image est ici choyée comme une relique sainte. Malheureusement on ne peut pas en dire autant du son, qui manque parfois de dynamisme dans les dialogues (et ce en VO comme en VF, une des rares VF à ne pas jeter à la poubelle en plus), la faute sans doute à des bandes audio un peu vieilles.Ça c'est pas le pied !

Tout comme pour Alien et Aliens, la restauration de l'image entraine une certaine visibilité des trucages. Néanmoins, grâce au rythme soutenu de l'intrigue, des acteurs à l'alchimie évidente et au charme si particulier des années 80 le tout passe comme une lettre à la poste.

L'histoire? Nous la connaissons tous. Marty Mcfly , à la suite de l'assassinat de son ami et savant fou Emmett ''Doc'' Brown,se retrouve propulsé en 1955,30 ans en arrière à l'époque où ses parents étaient sur le point de se rencontrer. Mais on ne joue pas avec les évènements passés (effet papillon, théorie des dominos tout ça…) et très vite Marty se voit dans l'obligation de faire tomber ses parents amoureux l'un de l'autre si il veut un jour venir au monde. Action,humour,un brin de folie (2,21 gigowaaaaaattttts ?) et un scénario un peu désuet mais ô combien sympathique. Retour vers le futur est un classique hollywoodien comme en on a plus fait depuis longtemps.


Le second opus s'attarde à développer des concepts comme les réalités alternatives créées par un événement si important qu'il change profondément le cours de l'histoire en générale.Résultat des courses il faut aller "réparer" les dégâts. On est donc très loin de la théorie du "whatever happened happened" chère à LOST. Là aussi les ingrédients du premier fonctionnent, car à part dans les séquences futuristes,les réalisateur Robert Zemeckis ne cherche pas à faire de la surenchère,mais on lui fera remarquer qu'on est en 2010 et que sa vision du futur risque de bientôt être complètement caduque. Le rythme du film (1h47 contre 1h54 ) joue aussi en la faveur des paradoxes temporels qui risqueraient de sauter aux yeux des spectateurs attentifs . Ne sont pris en compte que les paradoxes qui servent l'histoire et pas ceux qui devraient en découler. C'est le problème des récits de voyages dans le temps,il y a toujours bien plus de couilles dans la pâté que ce que le scénario décrit. Mais ça mettrait un tel bordel dans l'histoire qu'il vaut mieux ne pas y faire attention sous peine de se faire attraper un mal de crâne carabiné.


La 3me partie quant à elle retouve un schéma classique, à tel point qu'il pourrait tout simplement s'agir d'un remake déguisé du tout premier épisode. Mais là encore le film ne souffre pas de ce détail. Et l'ambiance Western apporte un plus à cet épisode qui joue avec les codes de ce genre de films...et puis la réplique comme quoi Clint Eastwood est le plus gros trouillard de l'Ouest me fait toujours sourire.

Voila donc une trilogie culte enfin disponible en HD et qui plus est peut se regarder comme un seul et même long (très long) film tant la politique de la fin ouverte est appliquée ici. On regrettera cependant que Marty change de coupe de cheveux entre le 1er et le 2me et que l'actrice qui incarne sa petite amie Jennifer soit remplacée par une autre (bon Elizabeth Shue n'est pas laide loin de là mais je préférais celle du 1er film).

lundi 8 novembre 2010

Guerre des cultes.


Pour célébrer leurs 10 ans d’existence, les éditions Bragelonne, spécialisées dans la fantasy, ont cet été réédité 10 romans phares de leur collection pour un prix de 10 €. Si les romans phares faisaient partie d’une trilogie, alors c’est carrément toute la trilogie qui était proposée dans un seul et massif volume. Pour 10 € c’était le moment de se laisser tenter. Et comme j’ai un sacré retard dans mes lectures de fantasy je ne parle qu’aujourd’hui d’ « Ayesha », une trilogie de fantasy à la française qui n’a pourtant rien à envier à ses cousines anglo-saxonnes. Ecrite à quatre mains sous le pseudonyme de " Ange ", cette œuvre traite d'aventures,de trahisons, d'amour déçus et de fanatisme religieux. Ce dernier thème étant assez rare en fantasy commerciale.

Tout débute alors qu'un bandit purgeant sa peine de galère est sauvé d'un naufrage par la mystérieuse Marikani. Arekh es Morales échappe donc à la mort et mène sa sauveuse et sa suivante en lieu sûr,un moyen de payer sa dette. Mais Marikani est plus qu'une simple femme instruite, c'est la future reine d'Harabec et ses ennemis vont tenter de la tuer en chemin. Haletante, c'est le mot adéquant pour décrire la première partie de l'histoire. " Ange " a la bonne idée de nous plonger directement dans l'action et de décrire par bribes les us et coutumes de ce monde étranger. Sous une plume virevoltant d'action en suspense il n'oublie pas pour autant de faire vivre ses personnages, de leur donner des réactions à mille lieues des conventions et jamais au grand jamais nous ne sommes assaillis de détails sur le fonctionnement de cet univers. Ce qui nous permet d'appréhender sans prise de tête les aventures de nos héros.

Car les rites et le panthéon divin de ce monde sont assez conséquents. La religion y tient une place prédominante. Á tel point qu'un peuple entier est tenu en esclavage par le seul pouvoir d'une rune supposément inscrite dans les étoiles du ciel. C'est l'histoire de ce peuple qui se joue. Alors que les royaumes vont faire face à un ennemi surgi des abysses, le peuple turquoise (les esclaves sont nommés ainsi à cause de la couleur de leurs yeux) va enfin se réveiller et prendre son destin en main.Le tout sous fond d'intrigues de palais,de combats dantesques ou non. Les personnages ne sont ni blanc ni noirs. Arekh est un ancien espion-assassin de la cour de Reynes,un homme hanté par un acte bien plus abominable que ceux commis lors de son boulot.C'est à lui que l'on s'attache en premier lieu,un salaud au grand cœur qui découvre qu'il en a un ça marche à tous les coups et Arekh ne déroge pas à la règle. Marikani quant à elle cache un lourd secret. Dans un univers anglo-saxons,ces deux-là se seraient embrassés aux deux tiers du premier tome. Il n'en sera rien,Ange se joue des envies de happy-end qui animent ce genre de littérature en général. Ces deux caractères seront le théâtre d'affrontements verbaux sur la teneur religieuse du monde. Par eux, le lecteur commencera à se poser des questions sur la légitimité des prêtres, sur le bien fondé des croyances,sur les religions en général. Celles-là même qui peuvent pousser à accomplir tant de bien comme à commettre un déicide si le pouvoir spirituel était en jeu.

Ce cycle est paru sous bien des formes : une trilogie en grand format, une intégrale, une intégrale collector (celle-ci même que je chronique) et une trilogie en poche. Cette édition a été un peu baclée,c'est rien de le dire. Premièrement, pour réduire le nombre de pages la typographie a été réduite, personnellement je n'ai jamais été fan des pages surchargées de texte. Ensuite il y a de multiples coquilles dans le texte,enfin coquilles c'est un bien gentil mot : il manque des mots entiers ! Souvent une lettre dudit mot est là, seule,abandonnée et au lecteur de se démerder avec ça. Est-ce un baclage manifeste ou une envie d'économiser de l'encre et du papier ? Toujours est-il que sur ce coup-ci Bragelonne a merdé dans les grandes largeurs. Un texte d'une telle qualité méritait mieux comme écrin.


Á noter qu'il s'agit ici de mon 200me message.

lundi 1 novembre 2010

Et j'ai crié,crié...Alien,pour qu'il revienne...

Il y a des monstres de cinéma et il y a Alien. Cette charmante créature au design fabuleux a hanté 4 films et 2 navets. Heureusement ce ne sont que les épisodes mettant en scène Ellen Ripley qui sont disponibles dans un très beau coffret anthologie.

Les possesseurs du coffret Quadrilogy (excusez l’américain moyen, donc ignorant et inculte, qui a pondu un mot aussi débile pour désigner une tétralogie, tout le monde ne peut pas être né avec un esprit à même de commander à vos mains d’ouvrir une encyclopédie,alors oui depuis ce mot et sa traduction sont passés dans le langage mais ne se retrouvent que très peu dans un dico…j’espère profondément que cette greffe linguistique ne prendra pas) sorti en 2003 doivent probablement se demander si il est bien nécessaire de se procurer ce coffret blu-ray. Je me suis moi-même posé cette question délicate et épineuse….avant de céder aux charmes de la Haute-Définition. Alors , le jeu en valait-il la chandelle ? Ou au contraire ai-je eu l’impression qu’un être immonde sortait de ma poitrine en me laissant mort de m’être fait avoir par une manœuvre purement commerciale de la part de la FOX ?

Il n’a pas été simple d’appréhender cet article sur cette saga presque aussi culte que Star Wars. En effet, devais-je ne critiquer que le travail de restauration des films ou également ,si tard après la sortie des films, donné mon avis alors que presque tout le monde connait déjà les aventures de Ripley et sait d’ores et déjà si il apprécie ou pas cette fresque horrifique ?

Je me contenterai de surtout me concentrer sur les aspects techniques,mais certaines de mes remarques devraient vous donner une idée de ce que je pense de chaque épisode. Je n’exclus surement pas de cracher mon venin – acide ! – sur l’un ou l’autre tome de l’œuvre.

Dans l’espace, personne ne vous entendra crier en HD.

Waw. Le film de Ridley Scott date de 1979 mais sa restauration rend l’image presque aussi belle et définie que si le film avait été tourné il y a quelques années seulement. Le tout sans toucher à la colorimétrie de l’image de base. Le travail du directeur de la photo est donc respecté comme s’il s’agissait du Graal. Le revers de la médaille est cependant parfois déroutant : certains effets spéciaux spatiaux (notez je vous prie mon effort de rime) souffrent d’être ainsi si fluides, leur artificialité n’en apparait que plus flagrante. Néanmoins, de telles séquences étant au final assez rares,le film ne souffre absolument pas de ce détail ,il est toujours aussi prenant et angoissant. La piste sonore est plus claire mais n’est pas altérée,aucune tentative de retoucher ou de modifier les effets sonores n’a été opérée. Une perle dans un écrin en diamants…voila ce que méritait ce véritable chef-d’œuvre,parabole sur la maternité s’il en est…ou pas.

Cette fois, c’est la guerre.

En 1985, une suite au film de Ridley Scott est initiée. On la confie aux bons soins d’un jeunot qui vient de réaliser un film automatiquement propulsé au panthéon des films cultes : Terminator. Ce réalisateur qui met un point d’honneur à signer (ou co-signer) le scénario de ses films c’est James Cameron,le futur roi du monde avec les succès que seront Titanic et Avatar.

J’avais dit que je n’aborderais que le côté technique et pourtant je vais me fendre d’une critique sur le film. J’use ici d’une entourloupe puisque c’est de la Director’s cut que je vais parler, ce qui me place indéniablement dans le domaine technique. La roublardise est parfois un de mes défauts, et je ne m’en excuserai pas.

Aliens dure, dans ces conditions,2h34. Ça peut paraître long. Ça ne l’est pas. Cameron a écrit un script ciselé. En portant spécialement son attention sur Ripley, ses angoisses, ses doutes, ses désillusions, son envie de survivre…Cameron plonge le spectateur dans l’âme de Ripley et on ne veut plus la lâcher avant le générique final. Il a aussi la bonne idée de ne pas tenter de faire un remake déguisé d’Alien (alors que tant de suite ne sont que ça) et livre donc un film d’action au suspense à couper au couteau et qui va crescendo, nous offrant un spectacle, comme dirait Faulkner, de bruit et de fureur. Un bruit et une fureur toute guerrière donc qui elles aussi ont profité d’un éclaircissement numérique tout en gardant ce qui faisait leur force. On touche presque au respect religieux.

L’image de base du film est granuleuse. C’est un aspect qui a toujours été présent dans le film et grande aurait été la tentation de faire disparaître ce grain « disgracieux » de la copie blu-ray. Il n’en est rien. Et c’est tant mieux. Le grain cinéma est bien là, le grain causé par une mauvaise compression n’est plus là et les images sont pourtant retravaillées au maximum, dans le seul but de les rendre encore plus belles sans jamais toucher à leur essence-même. Le résultat est donc époustouflant de précision et de respect de l’œuvre de départ. Un sacré coup de force qui fait d’Aliens le meilleur disque de cette anthologie. Comme pour le précédent film, certains effets spéciaux accusent leur âge (notamment l’incrustation de maquettes dans l’image,mais cela était déjà le cas en 1986,rien de très alarmant à cela) tandis que d’autres se trouvent bien plus en adéquation, comme les inserts par rétroprojection. Aliens est toujours,après tant d’années,le meilleur représentant de la catégorie « films de science-fiction/action ». Et il ne risque pas d’être dépassé avant longtemps.

C’était quoi le slogan du 3 au fait ?

Pas grand-chose à dire ici…le travail de restauration est tout aussi soigné que sur les deux autres opus. Je ne m’attarderai donc pas sur ce film que David Fincher renia de sa filmographie.


On notera, et ça je l'ignorais avant de me renseigner,que la piste audio de la version longue a été retravaillée pour ce blu-ray puisque certaines séquences sur la version DVD n'étaient pas au top. Cet épisode n'étant pas mon préféré je ne me suis pas aperçu de la chose. Les acteurs se sont donc prêtés au jeu de redoubler certaines de leurs répliques pendant que les techniciens retouchaient le reste de la piste audio. Les petits plats dans les grands donc. Ce qui choque une fois qu'on passe au 4e épisode....


Alien Déception

Aie…le film de Jean-Pierre Jeunet est sans aucun doute le plus mal loti. En effet,l’image est digne…d’un dvd. Aucune restauration n’a-t-elle été apportée à cet opus souvent décrié mais qui ne le mérite pas ? Et ce même si les créatures font plus penser aux raptors de Jurassic Park tant dans leur comportement que dans leur création en images de synthèses ?

Est-ce parcequ’il est le plus récent que les producteurs ont pensé que la qualité du master dvd suffirait pour le blu-ray ? En tous cas,il est scandaleux que ce film n’ait pas reçu le soin apporté aux autres ! Le travail est donc méchamment bâclé et je suis presque sûr que la version dvd contenue dans la coffret Quadrilogy (putain que je hais ce mot) est de meilleure qualité… Devant un tel état de fait,je vous assure que chacun d’entre vous aura soudain le cul troué et ce pour de très très mauvaises raisons.



NB: Je n'ai pas visionné les films en VF. Si les VF n'ont pas été retravaillées depuis l'édition DVD alors les versions longue du 3e et 4e film souffrent d'un changement de doubleur sur plusieurs personnages qui se retrouvent avec deux voix. Une bonne raison de passer à la VO,seule garante de faire vraiment passer le travail de l'acteur (sans compte que les VF de part chez nous sont souvent utilisées pour censurer certains propos. Je précise que la Belgique exploite les doublages faits en France.)

lundi 11 octobre 2010

Mother Sucker !

Les vampires sont partout. Les plus chanceux d’entre eux sont dans True Blood. Une qualité d’écriture certaine autant dans le drame que dans le comique leur donne une aura bien plus agréable que ceux des endives de Twilight…d’ailleurs il n’y a pas de vampires dans Twilight je ne cesse de le dire !

La saison 3 démarre quelques secondes après la fin de la saison 2 : Bill a été kidnappé. Pas de temps morts, Bill tente de s’échapper des pattes de loup-garous aux ordres d’un vampire millénaire : Russel Edgington. Pourquoi tient-il tant à voir Bill, et pourquoi trouve-t-on des lycanthropes à son service ?

Pendant ce temps ,Sookie se demande comment retrouver Bill. Jason et Andy tente de cacher les circonstances de la mort de Eggs et Tara pète un plomb et couche avec un vampire psychotique. Et j’en passe. Après une seconde saison un peu en dent de scie les auteurs ont décidé de mettre les bouchées doubles. Aucun répis,les intrigues se mêlent et se démêlent et aucune ne vole vraiment la vedette à une autre (au contraire de la saison 2,ce qui était son défaut principal).

Cette saison sera marquante pour les fans car elle marque enfin le début de la fin de la niaiserie de Sookie et surtout la révélation de ses origines et de pourquoi notre chère serveuse est télépathe à ses heures perdues. Le tout dans un geyser de sang,de sexe et d’humour noir. Du côté du bestaire fantastique nous rencontrerons de drôles de choses mais la plus marquante sera bien évidemment l’arrivée des loups-garous. Ceux-ci peuvent se transformer en loup à volonté, bien qu’une réplique nous apprenne que la pleine lune les oblige à se changer en bête. En gros, nos loups font comme ceux de Twilight…à la différence que la production a tourné avec de vrais animaux et que pour une série je suis plus enclin à pardonner cet entorse en raison du budget plus restreint dont ils disposent…ce que je ne peux pas passer à un film coutant plusieurs millions de dollars. La fin laisse presque tous les persos sur un cliffhanger plus ou moins important. Vivement la saison 4.

Science-Fiction 2.1

Après un final qui avait laissé pantois, Fringe devait démarrer fort sa seconde saison. Et c’est ce qu’elle fait. La voiture de l’agent Olivia Dunham est retrouvée accidentée, mais aucune trace de la jeune femme. Le Dr Bishop et son fils Peter (qui est aussi son tuteur légal) arrivent sur place…et à ce moment-là Olivia traverse le pare-brise à une allure folle. Comment s’est-elle retrouvée soudain à un endroit où elle n’était clairement pas ? Question que ne se pose pas pour le moment ses collègues car Olivia est dans le coma et son pronostic vital est engagé.De plus,un mystérieux tueur est à ses trousses,sa survie devient leur seul objectif.

Ça démarre fort je vous l’avais dit.

Ne tournons pas autour du pot, cette seconde saison est meilleure que la première. De nombreux défauts ont été gommés et le fait de passer d’un format de 49 minutes à un de 42 permet d’imprimer un rythme plus serré aux intrigues, ce qui rend la série plus prenante et passionnante.

Après une saison surtout centrée sur le passé d’Olivia,ce sont les origines de Peter et le passé de Walter qui vont nous intéresser particulièrement cette saison. De révélations en révélations les sentiments et la dynamique du groupe vont être ébranlés au fil de 22 épisodes haletants.

L’un des grands intérêts de Fringe c’est,qu’à la différence d’X-files par exemple, de très nombreux épisodes font avancer l’intrigue principale. Les auteurs savent où ils vont et ne cherchent donc pas à distiller les résolutions des énigmes 3 saisons plus tard. Ici on avance vite mais sans précipitation, le tout nous menant vers un double épisode final absolument jouissif et dont la fin promet de grandes choses pour la saison 3 ( et vu les 3 premiers épisodes de cette 3éme saison,les promesses ont l’air d’être bien parties pour être tenues).



Les épisodes plus indépendants restent très agréables bien que parfois moins prenant que ceux en rapport direct avec la mythologie de la série ,on retiendra pourtant au moins l’un d’entre eux, un épisode très spécial puisque Walter raconte une histoire à la nièce d’Olivia. En résulte une enquête navigant entre l’ambiance des polars noirs des années 50 matinée de science-fiction à la Tim Burton et saupoudrée de comédie musicale,rien que ça. Un épisode relaxant juste avant le final apocalyptique.

Nous passerons également par un univers parallèle où diverses choses ne sont pas comme chez nous...comme l'histoire des comics par exemple,dont je vous donne ici quelques exemples. Les connaisseurs apprécieront :

Pourquoi uniquement du DC Comics me demanderez-vous ? (et vous avez bien raison de la demander). Et bien tout simplement parceque Fringe est produite par Warner Bros....détentrice de la firme DC. Tout s'explique,tout se tient !

Cette saison sera dispo en dvd et blu-ray en janvier mais les blu-rays américains possèdent les sous-titres français et sont multi-zones…n’hésitez pas si vous êtes passé à la technologie HD !